La diplomatie congolaise poursuit ses consultations autour du processus de paix dans l’Est du pays. Mercredi à Luanda, le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, accompagné du Haut représentant du chef de l’État, Sumbu Sita, a été reçu par le président angolais João Lourenço, à qui il a transmis un message spécial de Félix-Antoine Tshisekedi consacré aux dernières évolutions du processus de paix.
Derrière cette rencontre, un dossier occupe une place particulière : la reddition volontaire des combattants des FDLR et la mise en œuvre du protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement du mouvement.
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Kinshasa veut tenir ses engagements de Washington
En qualité d’envoyés spéciaux du président Tshisekedi, Floribert Anzuluni et Sumbu Sita ont présenté aux autorités angolaises les avancées enregistrées depuis la publication du protocole encadrant le processus de reddition volontaire des FDLR.
Au sortir de son audience avec João Lourenço, le ministre congolais a insisté sur la volonté de Kinshasa de respecter les engagements pris dans le cadre des accords de paix conclus à Washington avec le Rwanda, sous médiation américaine.
« La RDC est déterminée à respecter ses engagements pris dans le cadre des accords de paix de Washington qui ont été signés avec le Rwanda sous la médiation américaine », a déclaré Floribert Anzuluni.
Pour Kinshasa, il s’agit désormais de maintenir les partenaires régionaux informés des avancées du processus et de préparer les prochaines étapes.
Les FDLR au cœur des prochaines étapes
Le ministre de l’Intégration régionale a notamment indiqué que Kinshasa mettait à jour ses différents partenaires sur les évolutions intervenues depuis la publication du protocole de reddition volontaire.
« Nous présentons également la feuille de route pour les étapes suivantes. C’est un élément extrêmement important à ce stade », a-t-il ajouté.
Cette feuille de route doit permettre de préciser la suite du processus, alors que Kinshasa cherche à démontrer que la question des FDLR peut être traitée à travers un mécanisme de désarmement et de démobilisation encadré.
La rencontre de Luanda intervient ainsi dans un contexte où les autorités congolaises multiplient les échanges avec leurs partenaires régionaux autour de la mise en œuvre des engagements de paix.
Pourquoi Luanda reste un passage diplomatique important ?
Le choix de Luanda n’est pas anodin. L’Angola reste impliqué dans les efforts diplomatiques visant à favoriser une sortie de crise dans l’Est du pays. La rencontre entre João Lourenço et les envoyés de Félix Tshisekedi permet donc à Kinshasa de présenter directement l’état d’avancement du processus et de rechercher un accompagnement régional pour les prochaines étapes.
Mais une question demeure : la reddition volontaire des FDLR pourra-t-elle être menée jusqu’au bout et vérifiée efficacement, alors que les tensions militaires et diplomatiques restent fortes dans l’Est ?
Pour Kinshasa, la réponse passe désormais par la mise en œuvre concrète des engagements pris. Et à Luanda, le message transmis au président angolais se veut clair : le processus doit se poursuivre, avec une feuille de route précise pour les prochaines étapes.



