L’ancien président du Sénat de la République démocratique du Congo (RDC), Alexis Thambwe Mwamba, aurait été interpellé dans la matinée de ce vendredi 23 octobre 2026 à son domicile de Macampagne, dans la commune de Bandalungwa, à Kinshasa. Les circonstances exactes de cette opération et les motifs de son interpellation restent inconnus à ce stade.
Selon des informations rapportées par son entourage, plus de 30 militaires auraient été mobilisés pour mener cette opération au domicile de l’ancien président de la chambre haute du Parlement congolais.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Âgé de plus de 80 ans, Alexis Thambwe Mwamba a occupé plusieurs fonctions importantes sous la présidence de Joseph Kabila, notamment celles de ministre de la Justice et de président du Sénat.
Des interrogations sur les motifs de son interpellation
Pour l’heure, aucune communication officielle des autorités compétentes n’a permis de préciser les raisons de cette interpellation ni d’indiquer si des poursuites judiciaires sont envisagées contre l’ancien responsable politique.
Certaines sources évoquent un possible lien avec ses récents déplacements, notamment en Europe et à Kindu, dans la province du Maniema, dont il est originaire et où il dispose d’un ancrage politique. Cette hypothèse reste toutefois à confirmer.
Sur le réseau social X, le sénateur Salomon Kalonda a dénoncé ce qu’il qualifie d’« arrestation arbitraire » et de « provocation abjecte ». Il estime que cette opération va à l’encontre des appels à la décrispation politique en RDC.
Une affaire de passeport diplomatique en arrière-plan
Cette interpellation intervient également dans un contexte marqué par l’arrestation, une dizaine de jours plus tôt, de l’ancien chargé de mission d’Alexis Thambwe Mwamba, devenu fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères.
Selon les informations rapportées, ce dernier aurait été interpellé pour avoir délivré un passeport diplomatique à l’ancien président du Sénat.
Les avocats d’Alexis Thambwe Mwamba affirment que leur client avait adressé une correspondance à la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, afin de solliciter le renouvellement de son passeport diplomatique. Il estimait pouvoir en bénéficier en raison de son statut d’ancien président du Sénat.
À ce stade, les autorités n’ont établi aucun lien officiel entre ce dossier et l’interpellation rapportée ce vendredi.
Les prochaines communications des autorités judiciaires ou sécuritaires pourraient apporter des précisions sur les circonstances de cette opération et sur la situation de l’ancien président du Sénat.



