Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a rejeté mercredi 21 octobre 2026 tout lien entre les récentes perquisitions menées en Belgique dans le cadre d’une enquête judiciaire visant des membres de l’entourage du président congolais Félix Tshisekedi et la position de Bruxelles sur la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
S’exprimant devant la presse en Belgique, le chef de la diplomatie a dénoncé la circulation d’informations qu’il juge infondées et susceptibles de fragiliser les relations bilatérales entre Kinshasa et Bruxelles.
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« Il n’y a absolument aucun lien entre les deux. Rien n’est orchestré, rien n’est prémédité par la diplomatie belge », a-t-il déclaré, rejetant les rumeurs associant les opérations judiciaires à une stratégie politique de la Belgique.
Maxime Prévot défend l’indépendance de la justice belge
Le ministre a insisté sur l’indépendance des procédures judiciaires en cours à l’égard du gouvernement belge. Selon lui, les initiatives de la justice ne sont soumises à aucune influence politique de l’exécutif.
Maxime Prévot a indiqué ne pas avoir à commenter ces démarches judiciaires. Il a toutefois regretté leur instrumentalisation présumée dans le débat politique, estimant que certaines interprétations pourraient alimenter un discours hostile à la Belgique et nuire aux relations entre les deux pays.
Le chef de la diplomatie a également mis en garde contre la propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux. Il a notamment dénoncé la circulation d’affirmations spéculatives et de théories du complot autour de cette affaire.
Selon lui, cette désinformation peut avoir des conséquences concrètes, notamment en favorisant la diffusion de discours de haine. Il a appelé à lutter fermement contre ce phénomène.
Bruxelles veut préserver ses relations avec Kinshasa
Malgré les controverses, Maxime Prévot a réaffirmé la volonté de la Belgique de maintenir des relations étroites avec la RDC. Il a insisté sur l’importance de préserver un partenariat fondé sur la confiance et sur les liens historiques entre les deux pays.
Cette prise de parole intervient alors que les relations entre Kinshasa et Bruxelles connaissent des tensions autour des récentes opérations judiciaires menées en Belgique et de leur interprétation dans le débat politique congolais.
Les perquisitions concernent des membres de l’entourage de Félix Tshisekedi soupçonnés de faits présumés, notamment de détournement de fonds et de blanchiment de capitaux. Ces soupçons doivent être distingués de toute culpabilité établie.
Du côté de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti présidentiel, ces accusations sont rejetées. Des membres de cette famille politique dénoncent ce qu’ils présentent comme une tentative de déstabilisation du chef de l’État et évoquent une possible implication de Kigali, de certains opposants congolais et de responsables belges. Ces allégations n’établissent toutefois pas, à elles seules, l’existence d’un tel complot.
En rejetant tout lien entre les procédures judiciaires et la politique étrangère belge, Maxime Prévot cherche à dissocier le travail de la justice des tensions politiques et diplomatiques, tout en réaffirmant l’importance du partenariat entre Bruxelles et Kinshasa.



