Le gouvernement de la République démocratique du Congo s’engage à mettre en place une plateforme unique de gestion du e-visa pour simplifier et sécuriser les démarches consulaires.
C’est l’annonce issue de la rencontre, mercredi 14 octobre 2026, entre le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, et la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner. Les deux membres du gouvernement ont jeté les bases d’un système intégré destiné à gérer l’ensemble du processus du visa électronique, de la demande en ligne à la délivrance.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Un système pour mettre fin aux tracasseries consulaires
L’objectif principal de cette réforme est de moderniser en profondeur le parcours de l’usager. Actuellement, l’obtention d’un visa congolais reste marquée par des procédures jugées lourdes et peu lisibles. Avec la future interface centralisée, Kinshasa veut rompre avec ces pratiques.
Selon l’initiative, la démarche sera dématérialisée, traçable et plus rapide, aussi bien pour les étrangers souhaitant se rendre en RDC que pour les missions diplomatiques chargées du traitement.
Au-delà de la simplification, le gouvernement vise un gain en transparence. À l’en croire, la centralisation des données doit permettre de limiter les interventions manuelles, de sécuriser les paiements et de réduire les risques de fraude.
Ce projet s’inscrit dans le chantier de la transformation numérique de l’administration publique, impulsé par l’exécutif national. Kinshasa fait du numérique un pilier pour rendre l’État plus efficace et plus proche des citoyens.
Pour sa part, Thérèse Kayikwamba a réaffirmé sa détermination à porter ce dossier avec rigueur, en veillant à la fois à l’intérêt général et à la préservation de la souveraineté nationale sur les données.
Si l’intention politique est claire, le dispositif reste à finaliser. Aucun calendrier officiel de déploiement ni détail sur l’architecture technique de la plateforme n’a encore été dévoilé. Des questions demeurent également sur les modalités d’accès pour les demandeurs, les coûts et l’interconnexion avec les ambassades.
En cas de réussite, cette innovation pourrait changer la donne. Elle offrirait à la RDC un outil moderne pour attirer davantage de touristes, d’investisseurs et faciliter le retour de la diaspora, tout en envoyant un signal fort sur sa volonté de se doter de services publics aux standards internationaux.



