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Vital Kamerhe sort du silence et lance un avertissement à Joseph Kabila après la création du FRN

Accusé ces derniers temps de garder le silence face aux tensions politiques en République démocratique du Congo, Vital Kamerhe a…

Accusé ces derniers temps de garder le silence face aux tensions politiques en République démocratique du Congo, Vital Kamerhe a finalement pris position. Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC) a vivement réagi à la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), placé sous la direction de l’ancien président Joseph Kabila. Dans une déclaration publiée dans la nuit du mardi 13 au mercredi 14 octobre 2026, l’ancien président de l’Assemblée nationale a dénoncé le recours aux armes comme moyen de conquérir le pouvoir et réaffirmé son soutien au président Félix-Antoine Tshisekedi.

Sur X, le dirigeant politique a rappelé que les responsables publics restent comptables de leur bilan et que les critiques adressées à leurs successeurs ne peuvent effacer les conséquences de leurs propres décisions.

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« On n’efface pas son propre bilan en accusant son successeur », a-t-il lancé, dans une allusion directe à Joseph Kabila.

Cette prise de parole intervient dans un contexte de fortes tensions, marqué par la création du FRN et la confrontation entre l’ancien chef de l’État et le pouvoir de Félix Tshisekedi.

« On ne peut proposer la paix à notre peuple tout en recourant aux armes »

Au cœur du message de Vital Kamerhe figure ce qu’il considère comme une contradiction entre les appels à la paix et le recours à la lutte armée.

« Vous appelez à la paix dans vos discours, vous appelez à la rébellion dans vos actes. Le peuple vous jugera sur vos actes », a-t-il déclaré.

Le président de l’UNC a dénoncé la création de cette nouvelle structure politico-militaire, qu’il considère comme un tournant grave pour la vie politique congolaise.

« On ne peut proposer la paix à notre peuple tout en revendiquant le recours aux armes », a-t-il insisté.

Pour Vital Kamerhe, les divergences politiques doivent être réglées par des mécanismes pacifiques et institutionnels, plutôt que par des affrontements susceptibles d’aggraver l’insécurité et de fragiliser davantage les institutions.

Il a ainsi appelé les acteurs politiques à rejeter la rébellion comme mode d’accès au pouvoir, dans un pays marqué par des décennies de conflits armés et leurs lourdes conséquences humaines.

Le bilan des 18 années de Joseph Kabila remis en question

Vital Kamerhe a également contesté la posture de Joseph Kabila, qu’il accuse de vouloir se présenter comme une réponse aux difficultés actuelles du pays sans assumer les responsabilités liées à son passage à la tête de l’État.

« Vous ne pouvez pas vous présenter aujourd’hui comme un homme étranger aux blessures de notre peuple, sans aucune responsabilité sur ses fragilités, sans compter à rendre sur son histoire », a-t-il affirmé.

L’ancien président de l’Assemblée nationale a rappelé les 18 années durant lesquelles Joseph Kabila a dirigé la République démocratique du Congo, de 2001 à 2019. Selon lui, cette longue période au pouvoir aurait dû permettre de renforcer les capacités de l’armée, de consolider les institutions et d’accélérer le développement national.

À travers cette référence au bilan de l’ancien régime, Vital Kamerhe entend souligner que les responsabilités politiques ne disparaissent pas avec l’alternance au sommet de l’État.

Kamerhe resserre les rangs derrière Félix Tshisekedi

Dans sa déclaration, le président de l’UNC a réaffirmé son soutien à Félix-Antoine Tshisekedi, qu’il présente comme son allié et partenaire politique.

« Je réaffirme mon soutien au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, mon allié et partenaire politique. Cette évolution conforte, à mes yeux, la justesse de ses mises en garde face à une menace qu’il avait identifiée », a-t-il déclaré.

Vital Kamerhe estime que les derniers développements imposent un renforcement de la cohésion au sein de la majorité présidentielle et une mobilisation autour de la défense de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et de l’ordre constitutionnel.

Cette prise de position confirme son alignement avec le camp présidentiel face à la nouvelle configuration politique autour de Joseph Kabila et du FRN.

Le dialogue pour sortir du cycle des crises

Tout en dénonçant le recours aux armes, Vital Kamerhe a appelé les responsables politiques à rompre avec le cycle des conflits suivis de négociations, qui a marqué l’histoire récente de la RDC.

« Nous devons mettre fin à ce cycle interminable de conflits suivis de dialogues, en espérant que celui que nous tiendrons sera le dernier et qu’il jettera véritablement les bases du développement de notre pays », a-t-il déclaré.

Son appel place le dialogue au centre de la recherche d’une solution durable à la crise politique et sécuritaire. Pour le dirigeant de l’UNC, les prochaines discussions devraient dépasser les arrangements ponctuels et permettre de poser des bases solides pour la stabilité et le développement du pays.

La sortie de Vital Kamerhe intervient alors que les tensions entre Joseph Kabila et le pouvoir de Félix Tshisekedi prennent une nouvelle dimension. En rappelant le poids du bilan de l’ancien président, en rejetant la rébellion comme voie d’accès au pouvoir et en réaffirmant sa fidélité à l’actuel chef de l’État, le président de l’UNC affiche désormais clairement sa position dans cette nouvelle séquence politique congolaise.

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