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A Bruxelles, Guylain Nyembo plaide pour une transparence qui profite aux populations

La transparence dans la gestion des ressources naturelles doit aller au-delà de la publication des chiffres : elle doit contribuer…

La transparence dans la gestion des ressources naturelles doit aller au-delà de la publication des chiffres : elle doit contribuer à améliorer les conditions de vie des populations. C’est le message défendu par le ministre d’État au Plan et à la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo, jeudi 8 octobre 2026, à Bruxelles, lors de l’ouverture de la 10ᵉ Conférence internationale de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).

Représentant le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le ministre, qui préside également le Comité exécutif de l’ITIE-RDC, a porté la position congolaise autour du thème « La transparence pour une prospérité partagée ».

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« La transparence n’est pas une fin en soi »

Devant les délégations réunies dans la capitale belge, Guylain Nyembo a insisté sur la nécessité de faire de la transparence un instrument au service de l’intérêt général.

Pour lui, la publication des informations sur les revenus issus des ressources naturelles doit permettre d’éclairer les décisions publiques, de renforcer le contrôle citoyen et de mieux garantir que les richesses générées par les industries extractives bénéficient aux populations.

« Les ressources naturelles ne prennent véritablement leur valeur que lorsqu’elles deviennent une source de progrès pour ceux qui vivent sur les terres qui les portent », a-t-il souligné.

Cette position met en avant un enjeu majeur pour la RDC, dont les ressources naturelles occupent une place importante dans les perspectives de développement économique : au-delà de leur exploitation, la question demeure celle des retombées concrètes pour les communautés et l’économie nationale.

Minéraux critiques : la RDC réclame des partenariats plus équilibrés

Alors que la transition énergétique mondiale alimente la demande en minéraux critiques, le ministre a également plaidé pour une meilleure répartition de la valeur créée tout au long de la chaîne d’exploitation et de transformation.

La RDC souhaite notamment voir se développer davantage la transformation locale, l’industrialisation, le transfert de technologies et de compétences, ainsi que la création d’emplois durables.

L’enjeu est de dépasser un modèle dans lequel les pays producteurs fournissent les matières premières sans bénéficier pleinement des activités à plus forte valeur ajoutée.

Dans cette perspective, Guylain Nyembo a appelé à des partenariats plus équilibrés entre les pays producteurs, les pays transformateurs et les pays consommateurs. Une coopération qui, selon l’orientation défendue par Kinshasa, devrait permettre aux économies productrices de mieux tirer profit de leurs ressources.

Dans l’Est de la RDC, transparence et traçabilité liées à la paix

Le ministre a également mis en avant la dimension sécuritaire de la gouvernance des ressources naturelles.

Dans l’Est de la RDC, où l’exploitation et le commerce illicite des ressources constituent des préoccupations majeures, la transparence et la traçabilité sont présentées comme des moyens de mieux identifier les circuits commerciaux et de lutter contre les activités illégales.

Cette approche relie ainsi la gouvernance minière à des enjeux qui dépassent les seules recettes publiques : la sécurité, la responsabilité des acteurs économiques et la consolidation de la paix.

La traçabilité doit notamment contribuer à mieux documenter l’origine des ressources et à limiter les possibilités de commercialisation illicite.

De l’information à la confiance, puis à l’investissement

À travers son intervention à Bruxelles, la RDC a défendu une vision dans laquelle la transparence constitue une étape vers des résultats économiques et sociaux plus larges.

La publication d’informations fiables peut renforcer la confiance des citoyens et des partenaires économiques. Cette confiance est susceptible de favoriser des investissements responsables, dont les retombées doivent contribuer au développement du pays.

La participation congolaise à cette 10ᵉ Conférence internationale de l’ITIE intervient ainsi dans un contexte où la gouvernance des ressources naturelles, la transition énergétique et le partage des richesses occupent une place croissante dans les débats internationaux.

Pour Kinshasa, le défi consiste désormais à faire en sorte que la transparence ne reste pas un principe affiché, mais qu’elle se traduise par une meilleure gouvernance, une plus grande création de valeur sur le territoire national et des bénéfices plus tangibles pour les populations.

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