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Est de la RDC : l’Union africaine hausse le ton et exige le respect du cessez-le-feu

Après Goma, Kigali et bientôt Kinshasa, le Panel des facilitateurs de l’Union africaine resserre son message. Au terme de plusieurs…

Après Goma, Kigali et bientôt Kinshasa, le Panel des facilitateurs de l’Union africaine resserre son message. Au terme de plusieurs jours de consultations consacrées à la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, les facilitateurs appellent désormais les parties à respecter strictement le cessez-le-feu et à poursuivre les discussions engagées dans le cadre du processus de Doha.

Dans un communiqué publié ce mercredi 7 octobre, le Panel exhorte les parties au conflit à poursuivre les négociations de bonne foi, à coopérer pleinement avec les mécanismes chargés de vérifier l’application des engagements et à éviter toute action susceptible de fragiliser davantage le processus de paix.

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Le message intervient après une mission qui a conduit la délégation de Goma à Kigali, avant une prochaine étape annoncée à Kinshasa.

À Goma, les facilitateurs face aux réalités du terrain

La mission avait commencé à Goma.

Pendant deux jours, la délégation composée de l’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde, de l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta et de l’ancien président botswanais Mokgweetsi Masisi a multiplié les rencontres avec les acteurs engagés dans le suivi de la crise.

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Les facilitateurs ont notamment échangé avec la MONUSCO, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Mécanisme conjoint élargi de vérification Plus (EJVM).

La délégation a également rencontré des responsables de l’AFC/M23, dans le cadre de consultations portant sur le processus de paix, la situation sécuritaire et humanitaire ainsi que les moyens de renforcer la confiance entre les parties.

Mais la mission ne s’est pas limitée aux salles de réunion.

Dans le territoire de Nyiragongo, les facilitateurs ont effectué une visite de terrain sur d’anciens sites ayant accueilli des personnes déplacées par la guerre. Une descente destinée à mieux mesurer la réalité humanitaire et les mouvements de populations provoqués par le conflit.

Le cessez-le-feu au cœur du message

Après ces consultations, le Panel met désormais l’accent sur un impératif : préserver le cessez-le-feu.

Les facilitateurs appellent les parties à respecter strictement les engagements pris et à coopérer avec les mécanismes chargés d’en vérifier l’application.

Ils demandent également à tous les acteurs concernés de faire preuve de retenue et de s’abstenir de toute initiative susceptible de compromettre les efforts diplomatiques en cours.

Pour l’Union africaine, le dialogue politique demeure au cœur de la recherche d’une paix durable dans l’Est congolais.

Le Panel encourage ainsi la poursuite des discussions dans le cadre du processus de Doha, avec l’objectif de maintenir un canal de dialogue malgré les tensions persistantes.

Les civils au centre des préoccupations

Derrière les négociations, les facilitateurs rappellent que les premières conséquences du conflit sont vécues par les populations.

Le Panel insiste particulièrement sur la protection des femmes et des filles, la prévention des violences sexuelles et basées sur le genre ainsi que la nécessité de poursuivre les auteurs d’exactions.

Sur le front humanitaire, l’appel est tout aussi précis : garantir un accès sûr et sans entrave aux populations affectées.

Les services essentiels et les infrastructures éducatives doivent également être protégés, selon les recommandations formulées par les facilitateurs.

Une exigence qui traduit une volonté de faire en sorte que les discussions diplomatiques ne restent pas uniquement confinées aux déclarations officielles, mais puissent produire des effets concrets pour les communautés touchées par la guerre.

Kigali, puis Kinshasa

Après Goma, le Panel a poursuivi sa mission à Kigali, où la délégation a notamment rencontré le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.

Cette étape rwandaise intervient après les échanges menés avec l’AFC/M23 et les acteurs humanitaires et sécuritaires présents à Goma.

La prochaine destination annoncée est Kinshasa.

Les résultats de ces consultations doivent être transmis au médiateur de l’Union africaine ainsi qu’au gouvernement congolais.

Le Panel entend ainsi poursuivre son travail de facilitation avec trois priorités qui se dégagent de sa mission : renforcer la protection des civils, restaurer davantage de confiance entre les parties et faire progresser le processus de paix.

Washington, Doha… et l’effort de médiation africaine

Cette nouvelle démarche intervient alors que plusieurs initiatives diplomatiques tentent simultanément de mettre fin aux combats dans l’Est de la RDC.

Les processus de Washington et de Doha constituent notamment deux cadres importants de ces efforts.

Dans ce contexte, l’Union africaine cherche à maintenir une coordination entre les différentes démarches et à faire entendre sa propre voix dans la recherche d’une issue politique à la crise.

Après plusieurs jours de consultations, le message du Panel est désormais posé : le cessez-le-feu doit être respecté, le dialogue doit continuer et les engagements pris doivent se traduire sur le terrain.

Car pour les populations de l’Est congolais, l’enjeu ne se mesure pas au nombre de rencontres diplomatiques. Il se mesure à une réalité beaucoup plus immédiate : le retour de la sécurité, l’accès à l’aide et la possibilité de vivre sans la menace permanente du conflit.

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