La ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations (ESURSI), Marie-Thérèse Sombo, a fixé les règles pour la rentrée académique 2026-2027. Les nouvelles mesures sont contenues dans sa note circulaire du lundi 5 octobre 2026, adressée aux présidents des conférences des chefs d’établissements, aux chefs d’établissements publics et privés, ainsi qu’aux responsables des centres de recherche, pour une rentrée effective, ordonnée et apaisée.
En effet, la tutelle dit avoir constaté « la persistance de dysfonctionnements graves affectant la gouvernance institutionnelle et la continuité du service public ».
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La ministre Marie-Thérèse Sombo liste 5 dérives. Il s’agit de l’empiètement sur les attributions d’un autre organe, la prise unilatérale de décisions relevant d’une compétence collégiale, la rétention d’informations essentielles à la gestion, la non-tenue des réunions statutaires et l’exercice par des collaborateurs non habilités de prérogatives dévolues aux organes de gestion.
Cette situation gangrène plusieurs universités de la République démocratique du Congo. Les conflits entre recteurs et comités de gestion bloquent les dossiers académiques et financiers.
Les mesures pour la rentrée académique 2026-2027
La circulaire impose trois principes non négociables : le respect des compétences de chaque organe, l’exercice de l’autorité du premier responsable « dans le strict cadre des textes, sans substitution aux organes collégiaux », et « l’interdiction absolue de déléguer de fait ses attributions à des conseillers ».
Selon la ministre, les réunions statutaires doivent être tenues conformément aux textes organiques et les informations de gestion partagées.
« Toute décision relevant d’une compétence collégiale doit être examinée par l’organe habilité ; consignée dans un procès-verbal ; particulièrement encadrée lorsqu’elle concerne le personnel, les finances, le patrimoine, les contrats, les partenariats ou les actes académiques et scientifiques », précise-t-elle.
Pour la rentrée académique 2026-2027, chaque chef d’établissement et son comité de gestion doivent prendre les dispositions pour assurer l’accueil des étudiants, la programmation des enseignements, la disponibilité du personnel, l’organisation administrative, l’assainissement et la sécurisation des campus.
« Aucun conflit interne ne saurait justifier un retard ou une perturbation de ces préparatifs », martèle le document.
En outre, les responsables des centres et instituts de recherche doivent, eux, veiller à la continuité des activités et au renforcement des liens entre recherche, enseignement supérieur et innovation.
Sanctions et suivi
« Tout dysfonctionnement persistant fera l’objet d’un examen rigoureux par la tutelle afin d’établir les responsabilités individuelles », prévient la note.
Bien plus, les mesures prévues vont de la demande d’explications à la mise en demeure, en passant par l’inspection ou l’audit. Et si nécessaire, il pourra être procédé au réajustement ou au remplacement des responsables concernés.
« Aucun conflit de personnes ni aucun intérêt particulier ne saurait prévaloir sur les textes, l’intérêt de l’institution et la continuité du service public », prévient Marie-Thérèse Sombo. Elle annonce par ailleurs le suivi des mesures prises par les services compétents du ministère.



