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Mai-Ndombe : 31 détenus s’évadent de la prison d’Inongo après le retrait des gardes militaires

Une évasion de 31 détenus s'est produite dans la nuit du 23 au 24 septembre 2026 à la prison centrale…

Une évasion de 31 détenus s’est produite dans la nuit du 23 au 24 septembre 2026 à la prison centrale d’Inongo, dans la province du Mai-Ndombe. Selon les autorités pénitentiaires, les prisonniers ont quitté l’établissement après le retrait des militaires chargés de sa sécurité, réduisant à sept le nombre de détenus restés en détention. Les autorités locales ont ouvert des opérations de recherche pour retrouver les fugitifs.

Cette nouvelle évasion intervient dans une prison dont l’état de délabrement est régulièrement dénoncé et qui avait déjà enregistré plusieurs incidents similaires ces derniers mois.

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Le retrait des gardes au cœur des circonstances de l’évasion

Selon Paul Pius Biako, directeur intérimaire de la prison, les militaires affectés à la surveillance de l’établissement auraient quitté leur poste sur instruction de leur commandant.

D’après ses explications, cette décision serait liée au non-paiement d’une prime de détachement qui aurait été promise aux éléments chargés de la garde.

« Il y a trente et un prisonniers qui sont partis et sept sont restés », a déclaré le responsable pénitentiaire.

Il affirme avoir alerté les autorités sur l’insuffisance du dispositif sécuritaire après le départ des gardes, mais estime que ses démarches n’ont pas permis d’éviter l’évasion.

Une prison fragilisée par sa vétusté

Au-delà des circonstances immédiates, le directeur intérimaire pointe l’état particulièrement dégradé de la prison d’Inongo.

Construite en 1928, l’infrastructure présente de nombreuses fissures, des portes et fenêtres en bois fragilisées, une toiture partiellement détériorée et des installations devenues largement insuffisantes pour assurer une détention sécurisée.

« Réfectionnez la prison. Son état est très délabré », plaide-t-il.

Selon les informations communiquées sur place, plusieurs infrastructures annexes, notamment l’ancienne salle d’audience et certains postes de garde, sont également en mauvais état.

Une série d’évasions en quelques mois

L’établissement pénitentiaire avait déjà connu plusieurs évasions au cours des derniers mois.

  • En juin, 17 détenus s’étaient échappés après avoir forcé une fenêtre.
  • En août, cinq prisonniers avaient quitté les lieux en exploitant une fissure dans un mur de l’établissement.

La nouvelle évasion de 31 détenus constitue ainsi le troisième incident majeur signalé en quelques mois dans cette prison du Mai-Ndombe.

Les autorités locales ont lancé un avis de recherche afin de retrouver les fugitifs et de les réintégrer en milieu pénitentiaire, tandis que les circonstances précises du retrait des militaires devraient faire l’objet d’éclaircissements.

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