Puerto Vallarta en enfer : 23 détenus s’évadent après la mort du parrain « El Mencho »

Mexique, 25 février 2026 – Le soleil de plomb de Puerto Vallarta a cédé la place à une chape de…

Mexique, 25 février 2026 – Le soleil de plomb de Puerto Vallarta a cédé la place à une chape de plomb. Dimanche 22 février, une nouvelle a frappé le pays comme un ouragan : Nemesio Oseguera Cervantes, le redoutable « El Mencho », a été abattu. L’homme, chef du cartel Jalisco Nueva Generación (CJNG), laisse derrière lui un chaos immédiat.

L’élimination du parrain n’était pas une simple opération de police. Au contraire, elle a servi d’étincelle, embrasant un pays entier. Alors que les forces spéciales célébraient sa mort, ses sbires, assoiffés de vengeance, ont déclenché l’enfer.

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Évasion massive et terreur à Puerto Vallarta

Le premier acte de cette vendetta s’est déroulé aux portes de la prison locale. Des commandos lourdement armés ont attaqué l’établissement dans un assaut digne d’un film d’action. Leur objectif : libérer les détenus.

Ils ont réussi. Vingt-trois prisonniers, dont l’identité reste partiellement secrète, ont disparu dans la nuit. Cette évasion massive constitue un pied de nez monumental aux autorités et une démonstration de force glaçante.

« Nous collaborons avec d’autres États pour les appréhender », a déclaré Juan Pablo Hernández, secrétaire à la Sécurité de l’État de Jalisco. Cependant, les fugitifs courent toujours, avec le spectre de nouveaux crimes qui plane sur la région.

Pendant ce temps, Puerto Vallarta est devenue un véritable champ de bataille. Des barrages routiers enflammés bloquent les artères principales. Des commerces sont vandalisés et pillés. L’armée mexicaine a ordonné aux habitants et aux touristes : « Confinez-vous. Ne sortez pas. » Les terrasses ensoleillées se sont vidées, remplacées par le ronronnement sinistre des hélicoptères.

La terreur s’est intensifiée. Plusieurs compagnies aériennes ont suspendu leurs vols. Les géants des croisières ont annulé leurs escales, laissant les quais désertés. Ce paradis mexicain est devenu un no man’s land.

Mais la rage du CJNG ne s’est pas arrêtée à Jalisco. Elle a traversé les frontières jusqu’au Michoacán, terre natale d’ »El Mencho ». Lundi, les hommes du cartel y ont incendié des voitures et saccagé des bâtiments publics. Leur message est clair : le monstre n’est pas mort avec son chef.

Qui était « El Mencho » ?

Nemesio Oseguera Cervantes n’était pas un simple trafiquant. Sous son règne, le CJNG est devenu une pieuvre transnationale, étendant ses tentacules de Jalisco à de nombreux États, régnant par la terreur et le sang. Il était le visage du narcotrafic moderne et le roi du fentanyl, responsable de milliers de décès aux États-Unis.

L’administration Trump l’avait désigné cible prioritaire, offrant 15 millions de dollars pour sa capture. Sa mort est survenue dimanche à Tapalpa, après un traque suivie d’un échange de tirs. Pourtant, le goût de cette victoire reste amer : plus de 70 morts, dont 25 membres de la Garde nationale.

Le Mexique a peut-être gagné une bataille en abattant le chef, mais la guerre, elle, ne fait que commencer. Les 23 évadés de Puerto Vallarta pourraient déjà préparer le prochain cauchemar.

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