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Nord-Kivu : Lukweti sous tension, la population vit dans l’angoisse après les combats

Un calme fragile règne à nouveau sur Lukweti. Cette localité, située à une dizaine de kilomètres à l’est de Nyabiondo,…

Un calme fragile règne à nouveau sur Lukweti. Cette localité, située à une dizaine de kilomètres à l’est de Nyabiondo, a retrouvé une accalmie depuis le lundi 6 avril 2026. Pourtant, la situation reste tendue.

Les jours précédents, de violents combats ont opposé les rebelles de l’AFC/M23 aux groupes dits Wazalendo. Pris au piège, les civils ont fui massivement. Aujourd’hui encore, la crise humanitaire inquiète. De plus, une reprise des affrontements reste possible.

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Le dimanche 5 avril, les rebelles ont lancé une offensive depuis Nyabiondo. Rapidement, des tirs d’armes lourdes ont retenti en pleine journée. La panique s’est installée.

Face au danger, les habitants ont abandonné leurs maisons. Ils se sont dirigés vers Bulewa, Misheeshe et Manyema, près de Mutongo. Sur place, les témoignages décrivent des scènes chaotiques. Des familles fuient à pied. Des enfants se perdent. Des personnes âgées restent en arrière.

Une accalmie précaire sous tension

Malgré l’attaque, les rebelles n’ont pas pris le contrôle de Lukweti. En effet, les Wazalendo tiennent toujours leurs positions. Ils continuent de résister et repoussent les assauts.

Cependant, la situation reste instable. À tout moment, les combats peuvent reprendre. Les lignes bougent vite dans cette zone.

Pour l’instant, aucun bilan officiel n’existe. Ni pour les civils, ni pour les combattants. L’incertitude domine. Des blessés restent sans soins. D’autres personnes sont portées disparues.

Une urgence humanitaire qui s’aggrave

Dans ce contexte, les humanitaires tirent la sonnette d’alarme. Ils décrivent une situation alarmante. D’abord, les déplacements restent limités par l’insécurité. Ensuite, l’économie locale est à l’arrêt. Les marchés ferment. Les commerces disparaissent.

Les risques sont nombreux.

D’une part, les villages voisins accueillent des déplacés sans moyens suffisants. D’autre part, l’accès à l’eau, aux soins et à la nourriture devient difficile. Enfin, les conditions sanitaires se dégradent, ce qui augmente les risques d’épidémies.

Ainsi, les organisations humanitaires appellent à une aide urgente. Toutefois, l’insécurité complique l’accès à la zone.

Nord-Kivu : une crise qui s’étend

La situation de Lukweti s’inscrit dans une crise plus large au Nord-Kivu. Depuis plusieurs mois, les combats se multiplient. En parallèle, les déplacements augmentent fortement.

Les chiffres donnent le vertige.

Plus de 1,86 million de personnes sont déplacées. En outre, 2,17 millions sont retournées dans des conditions précaires. Enfin, 3,90 millions souffrent d’insécurité alimentaire.

Derrière ces données, il y a des vies brisées. Des familles ont tout perdu. Des enfants souffrent de malnutrition. Des femmes subissent des violences.

Par ailleurs, d’autres zones restent touchées. À Rutshuru, des milliers de personnes ont fui Bukombo. À Masisi, plusieurs localités se vident. À Lubero, des attaques ont forcé la population à partir.

Chaque jour, de nouveaux déplacés apparaissent. Le conflit s’enlise et s’intensifie.

Le calme observé à Lukweti reste donc fragile. Il peut annoncer une trêve… ou précéder une nouvelle flambée de violence.

En attendant, les populations vivent dans la peur. Les humanitaires poursuivent leurs efforts malgré les risques.

Une chose est certaine : l’urgence est là. Et cette fois, les actes sont attendus.

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