La situation sécuritaire reste alarmante à Banakindi, précisément à Mpety, une localité située dans le groupement Kisimba, en territoire de Walikale au Nord-Kivu. Cette contrée de la République Démocratique du Congo reste marquée par de fortes violences qui continuent d’affecter la population.
C’est le constat amer fait après une mission de la délégation du noyau de la société civile locale en date du 30 mars dernier, laquelle a tablé sur des faits douloureux vis-à-vis des autochtones déjà en situation de vie précaire. Il s’agit principalement du manque d’accès aux soins médicaux après la démolition du centre de santé et la réduction en cendres d’une grande partie du village.
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Toutefois, ladite structure indique que le pont de Minjenje reste praticable tant pour les piétons que pour les véhicules. C’est une « lueur d’espoir », note la société civile, évoquant pour la circonstance la nécessité pour les services habilités d’intervenir le plus tôt possible pour une prise en charge humanitaire adéquate, l’assistance alimentaire, l’accès aux soins de santé, l’approvisionnement en eau potable et le soutien psychosocial à l’égard des populations touchées par la guerre au Nord-Kivu.
Retour progressif des populations
La mission souligne le retour progressif des populations déplacées depuis vendredi dernier. Elle explique cette situation par le retrait des rebelles de l’AFC/M23 dans cette entité qui était autrefois le principal bastion des activités de guerre. Mais l’accompagnement adapté s’avère important pour le retour progressif des habitants à Walikale, cela pour éviter tout incident durant le processus.
Bannir les discours de la haine
La délégation du noyau de la société civile locale de Banakindi appelle les populations à bannir tout discours de haine en cette période. Celle-ci considère cet appel comme une alternative pour assurer la cohésion sociale entre les citoyens. En outre, elle encourage la promotion de l’acceptation mutuelle pour reconstruire le tissu social.
La guerre imposée au Congo par les forces obscures de l’AFC/M23 et le Rwanda ne cesse de produire des résultats néfastes à Mpety et dans multiples autres coins du Nord-Kivu. Celle-ci marque son empreinte par des pertes en vies humaines, déplacements massifs des populations, violations des femmes et jeunes filles et bien d’autres crimes.
Non respect des accords internationaux par le Rwanda
Les différents rapports des organisations internationales à l’exemple des Nations-Unies ont déjà tablé sur la responsabilité du Rwanda à travers ses supplétifs de l’AFC-M23. Mais la cessation des hostilités peine à se faire remarquer, ce malgré l’accord de paix signé entre le Gouvernement de la RDC et du Rwanda, à Washington DC, sous la médiation du Président américain Donald Trump.
L’accord prévoyait :
– Désengagement et Sécurité : retrait des troupes rwandaises de la RDC et démantèlement des groupes armés, notamment le FDLR et le M23,
– Mécanisme de Suivi : création d’un comité conjoint de coordination de la sécurité, impliquant la médiation togolaise et la communauté internationale,
– Soutien International : l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) soutient activement cet accord, favorisant la coopération régionale,
– Intégration Économique : le renforcement de la coopération économique dans la région des Grands Lacs.



