Vendredi 13 mars 2026, Paris. Le Parquet national antiterroriste franchit une étape judiciaire majeure.
Il annonce l’ouverture d’une enquête de flagrance contre X pour « meurtre constitutif de crime de guerre ». Cette décision suit la mort, mercredi à Goma, d’une employée française de l’UNICEF.
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Une frappe de drone, non revendiquée, a tué Karine Buisset. Ce drame projette le conflit de l’est de la République démocratique du Congo au cœur de la justice internationale.
Les investigations ont été confiées à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité. Cette unité d’élite devra établir les circonstances exactes de l’attaque.
L’objectif est clair. D’abord, comprendre ce qui s’est réellement produit. Ensuite, tenir les proches de la victime informés de l’avancée de la procédure.
Une frappe de drone mortelle sur une résidence d’humanitaires
Mercredi, à l’aube, un engin explosif a frappé la résidence de Karine Buisset à Goma. L’explosion a détruit la maison où elle vivait.
La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a apporté des précisions. Selon elle, un drone a frappé un bâtiment abritant plusieurs travailleurs humanitaires.
La nouvelle a provoqué une onde de choc dans la communauté humanitaire. L’UNICEF s’est dite profondément bouleversée et indignée.
Karine Buisset consacrait sa vie à l’aide humanitaire. Elle travaillait au cœur d’une région marquée par des années de violence. Pourtant, elle n’était ni combattante ni actrice du conflit.
Accusations croisées et enjeu du droit international
Très vite, les accusations ont émergé. Le mouvement rebelle M23 a pointé la responsabilité de l’armée congolaise.
Selon son porte-parole, les Forces armées de la République démocratique du Congo auraient mené la frappe.
Cependant, le gouvernement congolais rejette cette version. Kinshasa affirme qu’il ne mènerait jamais une attaque contre des humanitaires.
Les autorités ont exprimé leur profonde tristesse après la mort de l’employée de l’UNICEF. Elles promettent également d’ouvrir une enquête nationale sur l’origine des explosions.
Malgré ces déclarations, l’intervention de la justice française change la situation. En effet, la qualification de crime de guerre active les mécanismes du droit international humanitaire.
Tuer un civil constitue une violation grave des conventions de Genève. La protection s’applique encore davantage aux travailleurs humanitaires.
L’enquête devra donc établir les responsabilités. Les enquêteurs analyseront les témoignages, les images et les trajectoires possibles du drone.
La mission s’annonce difficile. L’accès à la zone reste limité. De plus, la région demeure sous contrôle de forces belligérantes.
Pourtant, l’affaire dépasse déjà le cadre local. La mort de Karine Buisset symbolise les risques auxquels font face les humanitaires dans l’est congolais. Chaque jour, ces travailleurs tentent d’aider les populations prises au piège de la guerre.
Reste désormais une question essentielle : la vérité pourra-t-elle émerger du chaos du conflit ?



