Kinshasa – Bonne nouvelle pour les investisseurs miniers. Le Cadastre minier de la République démocratique du Congo (CAMI) annonce la réouverture de la réception des nouvelles demandes de droits miniers et de carrières de recherche à compter du lundi 2 février 2026.
Cette décision met fin à une suspension temporaire en vigueur depuis le 17 décembre 2025. À l’époque, les autorités avaient gelé l’enregistrement des nouvelles demandes pour mener à bien une opération d’assainissement périodique du fichier cadastral, visant à en améliorer la fiabilité et la gestion.
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Une suspension ciblée, pas un arrêt total
Il est important de noter que cette suspension n’a pas concerné l’ensemble des activités. Durant cette période de près de sept semaines, le traitement des demandes de transformation, de renouvellement de droits existants, ainsi que l’enregistrement des cessions, amodiations et autres actes ont continué normalement.
Un assainissement aux résultats concrets
Cette pratique d’assainissement périodique a déjà fait ses preuves. Selon un rapport d’août 2025, des travaux similaires avaient permis à l’État congolais de reprendre 594 titres miniers et de carrières, représentant une superficie de 37 253 carrés miniers. Ils avaient également permis de régulariser 210 droits miniers en situation prolongée de force majeure, les reclassant comme droits actifs et rétablissant les obligations fiscales, sociales et techniques correspondantes.
La réouverture du 2 février marque donc la fin d’un cycle de nettoyage administratif et la reprise du processus d’attribution de nouveaux permis. Elle intervient dans un contexte de forte demande internationale pour les minerais critiques dont regorge le sous-sol congolais, et témoigne de la volonté des autorités d’avoir un cadastre plus transparent et efficace.



