Politique




États-Unis : un élu dénonce l’échec des accords de paix en RDC malgré la signature à Washington

Washington D.C. – Plus d’un mois après la signature solennelle à la Maison Blanche, les accords de paix censés mettre…

Washington D.C. – Plus d’un mois après la signature solennelle à la Maison Blanche, les accords de paix censés mettre fin à la guerre dans l’Est de la RDC restent lettre morte. Jeudi 22 janvier, devant la Commission des affaires étrangères du Congrès américain, l’administration Trump a tenté de rassurer. Pourtant, sur le terrain, la violence progresse.

Face aux élus, la secrétaire adjointe pour l’Afrique centrale, Sarah Troutman, a réaffirmé l’engagement de Washington. Selon elle, les États-Unis, garants des accords signés fin 2025 par Félix Tshisekedi, Paul Kagame et Donald Trump, feront respecter les engagements pris. Elle a promis des mesures contre tout acteur qui menacerait la paix, reprenant la ligne du secrétaire d’État Marco Rubio.

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Au Congrès, un élu dénonce l’aggravation de la violence

Cependant, cet optimisme officiel n’a pas résisté longtemps. Lors de la même audition, un membre du Congrès a livré un constat sévère. Pour lui, il existe un fossé profond entre les discours diplomatiques et la réalité vécue par les Congolais.

« Les Congolais n’ont pas vu la paix. Au contraire, ils ont vu la violence s’aggraver », a-t-il affirmé. Selon l’élu, la population n’a plus le luxe d’attendre. Il a donc appelé à des actions rapides et visibles.

Il a directement mis en cause le M23 et son soutien rwandais. À ses yeux, les États-Unis doivent agir sans délai pour les tenir responsables de l’offensive sur Uvira et de l’occupation de plusieurs zones congolaises. « Il est cruel d’affirmer que la guerre est terminée alors que des civils ont été exécutés pendant les fêtes », a-t-il dénoncé.

Accords bloqués et médiations en panne

Cette audition intervient dans un contexte de paralysie diplomatique. D’une part, les accords de Washington restent inappliqués. D’autre part, le processus de Doha entre Kinshasa et le M23 piétine, malgré la signature d’un accord-cadre. Pendant ce temps, les combats se poursuivent.

Face à cette impasse, certains acteurs tentent de relancer la médiation. L’Angola, retiré du processus en 2025, effectue un retour discret par des consultations élargies. De son côté, le Togo a organisé une réunion de haut niveau le 17 janvier afin de coordonner les initiatives.

Ainsi, le message adressé au Département d’État est clair. La crédibilité de la diplomatie américaine se joue maintenant. Washington ne pourra pas multiplier les promesses sans résultats concrets. Pendant ce temps, pour les populations du Kivu, la guerre ne ralentit pas. Le compte à rebours, lui, a déjà commencé.

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