Le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), réuni au Caire, a pris des décisions majeures ce dimanche 29 mars 2026. La plus attendue concerne la démission de Véron Mosengo-Omba de son poste de secrétaire général. Cette annonce intervient dans un climat tendu. En effet, le retrait controversé de la CAN 2025 au Sénégal, au profit du Maroc, a fragilisé l’institution. Dans la foulée, Patrice Motsepe a annoncé une réforme de l’arbitrage. Il prévoit aussi une tournée de réconciliation à Dakar et Rabat.
La pression sur Véron Mosengo-Omba n’a cessé d’augmenter. Nommé le 13 mars 2021, il devait accompagner la modernisation de la CAF. Cependant, la crise liée à la CAN 2025 a affaibli sa position. La décision d’attribuer le titre au Maroc a accentué les critiques.
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Dans sa lettre, il assume son départ. Il affirme partir « avec sérénité ». Il estime avoir dissipé les soupçons. Ainsi, il dit quitter une CAF « plus prospère que jamais ».
Ce départ met fin à près de 30 ans de carrière. Toutefois, il pourrait rebondir rapidement. En effet, son nom circule déjà du côté de la FECOFA.
Une réforme de l’arbitrage pour rétablir la confiance
Par ailleurs, Patrice Motsepe a annoncé des réformes importantes. La crise de la CAN 2025 a révélé des failles dans l’arbitrage. Elle a aussi fragilisé les instances disciplinaires.
Le président de la CAF veut corriger ces dysfonctionnements. Ainsi, il prévoit de renforcer la crédibilité des arbitres et des opérateurs VAR. Il cible aussi les commissaires de match et les organes juridictionnels.
Selon lui, ces changements doivent éviter de nouveaux scandales. Ils répondent directement aux critiques du Sénégal. Ce dernier a dénoncé des soupçons de corruption et saisi le TAS.
Sur ce point, Motsepe reste prudent. Il affirme qu’il respectera la décision du tribunal.
Une tournée de réconciliation
Ensuite, le président de la CAF a annoncé une initiative forte. Il prévoit de se rendre au Sénégal et au Maroc. L’objectif consiste à apaiser les tensions.
La crise a profondément divisé les deux pays. Pourtant, le football doit rassembler. Motsepe insiste sur ce point. Il veut préserver les relations entre les deux peuples.
Ainsi, cette tournée vise à restaurer la confiance. Cependant, son efficacité reste incertaine. La colère au Sénégal demeure forte.
Une CAN élargie à 28 équipes
Autre décision importante : la réforme de la CAN. À partir de 2028, la compétition comptera 28 équipes. De plus, elle se jouera tous les quatre ans.
Cette évolution s’inscrit dans une logique d’expansion. La CAF veut offrir plus d’opportunités aux nations émergentes. Elle cherche aussi à renforcer la compétitivité.
Toutefois, cette réforme pose des défis. L’organisation de la CAN reste complexe. Les questions logistiques et financières devront être anticipées.
Mosengo-Omba vers la FECOFA ?
Le départ de Mosengo-Omba ouvre une nouvelle perspective. Son nom revient avec insistance en RDC. Il pourrait briguer la présidence de la FECOFA.
Désormais libre, il peut se repositionner. Il affiche une vision axée sur un football rassembleur. Il veut aussi promouvoir l’éducation et les opportunités.
Ce projet pourrait séduire en RDC. En effet, le football congolais traverse une période instable. Les crises internes et les résultats irréguliers fragilisent le système.
Un tournant pour la CAF
Au final, ce comité exécutif marque un tournant. D’un côté, la CAF tourne la page Mosengo-Omba. De l’autre, elle engage des réformes.
Cependant, une question demeure. Ces mesures suffiront-elles à restaurer la confiance ?
Les prochaines semaines seront décisives. La tournée de Motsepe sera scrutée. La décision du TAS sera déterminante. En parallèle, la situation en RDC pourrait évoluer avec une candidature de Mosengo-Omba.
Une chose est sûre : le football africain entre dans une nouvelle phase. Reste à savoir si elle sera synonyme de transparence et d’unité.



