Beni, 11 mars 2026 – Une colonne de fumée noire et menaçante s’est élevée ce mercredi dans le ciel de Beni. Elle provenait de l’aéroport de Beni-Mavivi, une infrastructure vitale de la région, frappée par un incendie d’une rare violence.
Ce qui devait être une journée ordinaire s’est transformé en désastre. Les flammes ont commencé dans un restaurant situé à l’intérieur de l’aéroport. Rapidement, elles se sont propagées de bâtiment en bâtiment, alimentées par le vent et la malchance, créant un feu incontrôlable.
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Destruction et chaos sur place
Josué Kapisa, chef de base, dresse un premier bilan catastrophique : « La salle d’honneur, la salle d’attente et plusieurs autres infrastructures ont été complètement détruites. » Les tôles sont tordues par la chaleur, les murs noircis. Ce qui était hier un lieu de passage et d’espoir n’est plus qu’un squelette calciné.
Sur le terrain, les pompiers et les services de secours luttent sans relâche pour circonscrire les foyers résiduels. Leur objectif est double : maîtriser le feu pour éviter que le désastre ne s’étende et évaluer l’étendue des dégâts. Pour l’instant, les autorités locales n’ont pas communiqué sur d’éventuelles victimes.
Une tragédie économique et logistique
L’aéroport de Beni-Mavivi n’est pas une infrastructure comme les autres. Il constitue le poumon de la province, déjà fragilisée par l’insécurité et les crises sanitaires. Par ses pistes atterrissent vivres, médicaments et marchandises. Par ses portes transitent voyageurs, acteurs humanitaires et forces de maintien de la paix.
Voir la salle d’honneur et la salle d’attente réduites en cendres, c’est couper ce cordon vital. L’économie locale vacille, les commerces perdent l’accès aux fournisseurs, et les familles voient s’éloigner la possibilité de partir ou de revenir. Ce mercredi 11 mars 2026, alors que les flammes achevaient de consumer l’aéroport, c’est une partie de l’avenir de Beni qui partait en fumée, laissant la ville face à un horizon plus sombre que jamais.



