L’Union sacrée de la Nation a tranché. La sénatrice Bakiele Meso Marianne a annoncé son retrait de la course au poste de deuxième vice-président du Sénat. Elle cède ainsi sa place à un candidat commun désigné par la majorité. Dans une lettre datée du 1er avril 2026, adressée au président de la Chambre haute, elle confirme sa décision. Désormais, le sénateur Norbert Basengezi Katintima devient l’unique candidat de l’Union sacrée pour l’élection prévue ce vendredi 3 avril 2026.
L’affaire était très suivie. En effet, après la démission de Modeste Bahati Lukwebo, la succession s’annonçait ouverte. Plusieurs noms circulaient, dont celui de Bakiele Meso Marianne. Cependant, la majorité a rapidement choisi de resserrer les rangs. Elle a donc désigné un candidat unique afin d’éviter toute division.
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Une candidature unique pour préserver l’unité
Dans sa lettre, la sénatrice explique clairement son choix. Elle affirme vouloir respecter la décision de l’Union sacrée. Elle salue également le soutien reçu durant sa démarche. Ainsi, elle affiche sa loyauté envers la plateforme présidentielle.
Ce retrait permet d’éviter une compétition interne risquée. En effet, une rivalité aurait pu fragiliser la majorité. Or, l’Union sacrée mise sur la discipline et la cohésion. Sur ce dossier sensible, elle ne pouvait pas se permettre des divisions.
Par conséquent, ce choix envoie un message fort. Il montre que la majorité privilégie l’unité avant tout. Il confirme aussi la volonté de consolider son poids au Sénat.
Norbert Basengezi Katintima, un choix stratégique
Le candidat désigné n’est pas un novice. Norbert Basengezi Katintima dispose d’une solide expérience politique. De plus, il est perçu comme un profil consensuel. Il peut ainsi rassembler différentes sensibilités au sein de la majorité.
Son parcours et ses réseaux ont joué en sa faveur. En effet, dans un Sénat aux équilibres fragiles, la majorité a besoin d’un homme fiable. Elle cherche aussi un responsable capable de dialoguer et de négocier.
Dans ces conditions, l’élection du 3 avril semble déjà jouée. Avec un candidat unique et une majorité solide, Basengezi part largement favori. Toutefois, l’opposition pourrait encore se positionner, même si ses chances restent limitées.
Un test politique pour la majorité
Le futur deuxième vice-président du Sénat devra relever plusieurs défis. Il participera à l’organisation des travaux parlementaires. Il pourra aussi remplacer le président en cas d’absence. Ces responsabilités exigent rigueur et autorité.
Par ailleurs, il devra gérer les relations avec l’Assemblée nationale et l’exécutif. Cet équilibre reste délicat dans le contexte politique actuel. Chaque décision peut avoir un impact important.
De son côté, l’opposition hésite encore. Va-t-elle présenter un candidat ou boycotter le scrutin ? Sa stratégie sera scrutée de près. Elle donnera une indication sur la suite de la législature.
Au-delà de l’élection, le message est clair. L’Union sacrée veut afficher sa stabilité. Elle montre qu’elle peut surmonter ses divergences internes. À quelques mois d’échéances importantes, ce signal compte.
En définitive, le retrait de Bakiele Meso Marianne a facilité ce consensus. Il a permis d’éviter une crise interne. Désormais, tous les regards se tournent vers le scrutin de ce vendredi.
La politique congolaise réserve souvent des surprises. Cependant, sur ce dossier, la majorité a choisi la discipline. Norbert Basengezi Katintima incarne déjà cette stratégie. Reste à savoir si le vote confirmera cette dynamique.



