La réponse est venue, cinglante. En effet, ce mercredi 25 mars 2026, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, a réagi aux déclarations de l’ancien président Joseph Kabila. Devant des militants réunis au siège du parti à Kinshasa, il a balayé ces critiques. « Joseph Kabila n’a aucune leçon de démocratie à nous donner », a-t-il martelé. Puis, il a ajouté : « Le Congo ne sera jamais divisé. »
La scène se déroule au siège de l’UDPS, à Kinshasa. Augustin Kabuya, visage fermé, répond point par point. Il vise directement les accusations lancées la veille par l’ancien chef de l’État. En effet, Joseph Kabila, dans un entretien à un média belge, a dénoncé une « dérive autoritaire ». De plus, il a évoqué une possible « soudanisation » du pays.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Le secrétaire général de l’UDPS ne mâche pas ses mots. Selon lui, l’ancien président n’a aucune légitimité pour donner des leçons de démocratie. Ainsi, il fait clairement référence aux années de pouvoir de Joseph Kabila, de 2001 à 2019. Cette période a été marquée par de fortes tensions politiques. L’opposition a souvent subi des répressions, y compris l’UDPS.
« Le Congo appartient aux Congolais »
Augustin Kabuya veut rassurer les militants. Plus largement, il s’adresse à toute la population. « Ce pays ne sera jamais divisé », répète-t-il. Il répond ainsi aux craintes évoquées par l’ancien président.
Ensuite, il rappelle un principe central : la souveraineté et l’unité du Congo ne se négocient pas. Ces valeurs dépassent les clivages politiques. « Le Congo appartient aux Congolais », insiste-t-il. Par conséquent, il rejette les scénarios de balkanisation ou de « soudanisation ».
Pas d’accord secret, seulement un héritage politique
Par ailleurs, Augustin Kabuya aborde un autre sujet sensible. Il veut clarifier les rumeurs d’un « accord secret » entre le pouvoir actuel et le camp Kabila.
Il rejette cette hypothèse sans détour. Selon lui, un seul cadre formel a existé : l’accord FCC-CACH après les élections de 2018. Cet accord a permis la coalition au pouvoir. Aujourd’hui, il appartient au passé.
Désormais, affirme-t-il, l’UDPS gouverne seule. Elle agit en cohérence avec le mandat du peuple. Ainsi, aucune négociation occulte ne vient fragiliser cette légitimité.
Des tensions qui s’exacerbent
Cependant, cette passe d’armes intervient dans un contexte déjà tendu. Joseph Kabila, longtemps discret, a choisi de briser le silence. Il veut alerter sur ce qu’il considère comme une dérive autoritaire du régime de Félix Tshisekedi.
Ses propos passent mal au sein de l’UDPS. Le parti y voit une tentative de déstabilisation. En réponse, Augustin Kabuya hausse le ton. Il cherche à marquer le terrain et à afficher la fermeté du parti présidentiel.
Ces échanges rappellent une réalité persistante. La transition politique de 2019 n’a pas effacé les rancœurs. L’UDPS garde en mémoire les années de répression. De son côté, Joseph Kabila conserve une influence politique, notamment à travers le FCC.
Une réponse qui en dit long
Au-delà de la polémique, cette sortie révèle des fractures profondes. À l’approche d’échéances électorales, les positions se durcissent. Chaque camp cherche à s’imposer et à consolider sa base.
Dans ce contexte, la phrase « le Congo ne sera jamais divisé » prend tout son sens. Elle se veut rassurante pour l’opinion. Mais elle trace aussi une ligne rouge face à l’opposition.
Enfin, une question demeure. Cette réponse mettra-t-elle fin à la polémique ? Ou annonce-t-elle une confrontation plus intense ? Une chose est sûre : en politique congolaise, les mots comptent. Et ceux d’Augustin Kabuya pèsent lourd.



