C’est une bouffée d’oxygène pour des millions de Kinois. Ce mercredi 18 mars 2026, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a inauguré les modules 2 et 3 du complexe industriel de traitement d’eau de l’Ozone, dans la commune de Ngaliema. Un projet d’envergure qui propulse la production quotidienne de la capitale à 330 000 m³ et améliore concrètement le quotidien de près de six millions d’habitants.
Sur les hauteurs de Ngaliema, les installations flambant neuves de la station de l’Ozone tournent désormais à plein régime. Le complexe, l’un des piliers de l’alimentation en eau de Kinshasa, vient de franchir un cap technique majeur avec la mise en service de deux unités supplémentaires.
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Le ministre Aimé Sakombi Molendo a présidé la cérémonie avec la satisfaction de ceux qui livrent un projet attendu. Devant les ingénieurs de la REGIDESO et les représentants de la Banque mondiale, partenaire financier du projet, il a salué une « étape stratégique pour la santé et le bien-être des Kinois ».
Treize communes enfin soulagées
Derrière les chiffres techniques se cache une réalité humaine concrète. L’extension de la station de l’Ozone ne se mesure pas seulement en mètres cubes, mais en vies transformées.
Avec cette nouvelle capacité, ce sont précisément treize communes de la capitale qui voient leur approvisionnement sécurisé. De Ngaliema à Kimbanseke, en passant par Kintambo, Selembao, Mont-Ngafula, Bandalungwa, Kasa-Vubu, Ngiri-Ngiri, Bumbu, Makala, Kalamu, Masina et Ndjili, le réseau gagne en stabilité.
Pour les familles, la promesse est simple et essentielle : moins de coupures, une eau de meilleure qualité, et la fin des longues corvées pour s’approvisionner. Dans une ville de plus de 15 millions d’habitants où l’accès à l’eau potable a longtemps relevé du parcours du combattant, l’amélioration est majeure.
Un financement international au service du quotidien
Ce projet n’aurait pas vu le jour sans un appui financier solide. La Banque mondiale a accompagné la réalisation de ces travaux, confiés à la CEP-O (Cellule des projets eau et assainissement) pour le compte de la REGIDESO S.A.
L’objectif affiché par le gouvernement est clair : moderniser en profondeur les infrastructures hydrauliques d’une capitale tentaculaire, dont la croissance démographique met sous pression constante les réseaux existants.
En portant la capacité de production à 330 000 m³ par jour, Kinshasa fait un pas décisif vers la sécurisation de son approvisionnement. La ville se dote d’infrastructures à la hauteur de son statut de mégalopole africaine, capable de répondre aux besoins essentiels de ses habitants.
Reste désormais à entretenir ce réseau, à étendre les branchements domestiques, et à poursuivre la lutte contre les fuites et les branchements sauvages qui grèvent le système. Mais pour aujourd’hui, les Kinois des treize communes concernées peuvent ouvrir leur robinet avec un peu plus de certitude. L’eau coule, plus abondante et plus propre. C’est ça, la promesse tenue.



