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La société civile en RDC se dit prête à prendre la relève de Kabila

Justine Masika Bihamba,fondatrice et la coordinatrice de La Synergie des femmes pour les victimes de violences sexuelles.

C’est Justine Masika Bihamba, fondatrice de l’organisation Synergie des femmes, qui a tenu de tels propos. Son organisme qui  intervient dans plusieurs domaines, est une plate-forme regroupant 35 organisations féminines avec 65 représentantes.

La société civile est en mesure d’assurer l’après-Kabila en République démocratique du Congo, a estimé aujourd’hui (Ndlr jeudi 03 novembre 2017) Justine Masika Bihamba, fondatrice de l’organisation Synergie des femmes, qui demande également à la mission de l’ONU de faire davantage pour la sécurité. La tension politique est vive en RDC en raison du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré depuis fin 2016. Des élections devaient se tenir avant fin 2017 mais la non-publication d’un calendrier électoral rend impossible leur tenue avant la fin de l’année.

Les Etats-Unis ont récemment exigé un scrutin en 2018 alors que l’année 2019 a été récemment évoquée dans le pays. La Constitution interdit à Kabila de se représenter mais la justice l’a autorisé à rester à la tête du pays jusqu’à l’élection de son successeur. « Kabila doit partir. Il ne se préoccupe pas du peuple » et « la société civile est en mesure » d’assurer la relève, a affirmé Justine Masika Bihamba, venue à New York rencontrer des responsables des Nations unies et des entreprises caritatives pouvant contribuer à financer les différents projets de Synergie des femmes.

A propos de Synergie des femmes

Soutenu par l’ONG américaine Donor Direct Action, cet organisme est une plate-forme regroupant 35 organisations féminines avec 65 représentantes dans les 26 provinces que compte la RDC. Il intervient dans plusieurs domaines: « les conséquences des violences sexuelles, l’exploitation illégale des ressources naturelles dans les minerais qui alimente les conflits », « la non-réforme du système de sécurité » et « les coutumes et traditions qui considèrent la femme comme inférieure à l’homme ».

Dans le domaine sécuritaire, Justine Masika Bihamba considère que les Casques bleus de l’ONU dans le pays pourraient faire bien davantage « quand on voit leurs moyens ». Ils disposent du droit de recourir à la force et devraient l’utiliser plus souvent pour lutter contre les groupes armés, selon elle.

Synergie des femmes travaille aussi au profit de la jeunesse, pour lui apprendre à lire et à écrire, et tente de rendre les femmes autonomes, via notamment le commerce informel et le micro-crédit. Des changements de mentalité sont possibles en RDC, a estimé la responsable en citant des attitudes positives de certains groupes religieux et chefs coutumiers.



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