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Sénégal : une partie de l’opposition significative se rapproche du dialogue national

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Les opposants Idrissa Seck, Ousmane Sonko de Pastef, Issa Sall et Madické Niang, tous des candidats malheureux à la dernière présidentielle, se sont dit prêts à participer aux concertations ouvertes par le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, en vue de déboucher sur la tenue le 28 mai prochain du dialogue national.« Les quatre candidats de l’opposition à l’élection présidentielle du 24 février 2019 ont examiné la situation nationale, particulièrement l’invitation à la rédaction des termes de référence du dialogue national, lancée par le ministre de l’Intérieur », indique un communiqué de la cellule de communication de la « coalition Madické 2019» reçu mercredi à APA.

Toutefois, souligne ce communiqué, les opposants affirment leur adhésion à la position exprimée par le Front de Résistance nationale (FRN, opposition) consistant à exiger « une concertation sincère et constructive menée sous la conduite d’une Commission cellulaire composée de plusieurs personnalités crédibles et neutres ».

Malgré ces exigences, l’attitude des quatre opposants, longtemps sur leur réserve, augure d’une participation au dialogue national, isolant un peu le Parti démocratique sénégalais (PDS) de maître Abdoulaye Wade qui persiste dans son refus.

Au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle, le 5 mars dernier par le Conseil constitutionnel, le chef de l’Etat s’était adressé à ses adversaires politiques en ces termes : « mon rôle, c’est de nous rassembler autour des idéaux que nous partageons. C’est pourquoi, je tends la main à toutes et à tous, pour engager un dialogue ouvert et constructif, dans l’intérêt supérieur de la Nation ».

Cet appel au dialogue a été réitéré le 2 avril lors de son investiture à Diamniadio (26 km de Dakar). « Je renouvelle par conséquent, mon appel au dialogue sans exclusive ; un dialogue constructif et ouvert à toutes les forces vives du pays ; forces politiques économiques et sociales», avait-il déclaré.

Depuis lors, les rôles semblent avoir changé car Idrissa Seck qui avait exclu tout dialogue avec le pouvoir s’est adouci en posant des conditions avec ses collègues de l’opposition là où le PDS, après avoir laissé entrevoir un espoir à travers une déclaration de son porte-parole, a écarté toute idée de participation.  

Réagissant à l’attitude du plus grand parti de l’opposition, le ministre Aly Ngouille Ndiaye a déclaré : « il faut bannir la politique de la chaise vide car l’absent n’expose pas et celui qui n’expose pas, ne peut en aucune manière convaincre ».

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