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Timide retour au calme à Oïcha, dans l’est de la RDC

Oïcha, povince du Nord-Kivu, RD Congo : Un casque bleu surveille les alentours de la base d'Oicha. © MONUSCO/Abel Kavanagh

Dans ce chef-lieu du territoire de Béni, des civils ont été blessés au cours d’une manifestation de colère de la population, suite à la mort provoqué, d’un jeune.

Au moins trois civils ont été blessés au cours d’une manifestation de colère le 21 novembre à Oïcha, chef-lieu du territoire de Béni, dans l’est de la RDC. La population protestait contre la mort, la veille, d’un jeune de 25 ans tué par un homme en tenue militaire, un soldat congolais présumé. Début novembre, déjà, trois civils étaient tombés sous les balles de supposés militaires à Oïcha, où la population est excédée. D’autant plus qu’en octobre un nouveau bataillon censé améliorer leur sécurité a été déployé dans la zone.

Les habitants d’Oïcha, dans l’est de la RDC, ne réclamaient pas autre chose que des renforts militaires. La ville est située dans ce que l’on appelle « le triangle de la mort », une zone où les groupes armées sont particulièrement menaçants.

L’arrivée d’un nouveau bataillon en octobre dernier avait donc suscité de l’espoir. Mais la mort, coup sur coup, de quatre jeunes hommes au total en un mois sous les balles d’hommes armés en tenue militaire a sérieusement entamé la confiance de la population vis-à-vis de ces soldats.

« Au lieu d’essuyer nos larmes, l’armée accroît nos souffrances, ce n’est pas normal », déplore Jean Paul Paluku Ngahangondi, le président d’une ONG, la Convention pour la défense des droits humains.

Racket et intimidation

Indiscipline, intimidation, racket de la population, manque d’expérience, le nouveau bataillon, composé de jeunes soldats tout juste sortis de leur formation, attire désormais toutes les critiques.

Mais le porte-parole de l’armée sur place, Mak Hazukai, tempère. « Nos soldats sont accusés c’est vrai mais rien n’indique qu’ils sont responsables du drame de lundi », assure-t-il.

L’enquête est en cours, et les armes circulent beaucoup, explique l’officier. Quant au cas des trois jeunes gens tués le 6 novembre dans des circonstances similaires, le porte-parole assure que deux suspects ont été arrêtés. Il s’agit bien de militaires mais ils n’appartiennent pas au nouveau bataillon.



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Publié le 26.02.2020

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