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RDC: suspension du procès en appel de Moïse Katumbi

L'opposant en exil Moïse Katumbi, candidat déclaré à la succession du président Joseph Kabila en République démocratique du Congo.

Le tribunal a sollicité l’avis de la Cour constitutionnelle sur les irrégularités relevées par la défense dans ce procès qui porte sur une affaire immobilière.

Le procès en appel de l’opposant en exil Moïse Katumbi, candidat déclaré à la succession du président Joseph Kabila en République démocratique du Congo, a été suspendu jeudi 20 juillet, par le tribunal de grande instance de Lubumbashi.

Le tribunal a sollicité l’avis de la Cour constitutionnelle sur les irrégularités relevées par la défense dans ce procès qui porte sur une affaire immobilière, et qui intervient dans un contexte politique tendu.

Ex-allié de poids du président congolais Joseph Kabila, Katumbi est passé dans l’opposition en septembre 2015 après avoir démissionné de son poste de gouverneur de la province minière du Katanga. Katumbi a fait appel de sa condamnation en 2016 à trois ans de prison.

Mercredi 19 juillet, les avocats de Moïse Katumbi, qui réside principalement en Belgique depuis mai 2016, avaient eux-mêmes sollicité l’arbitrage de la Cour constitutionnelle après avoir récusé les 29 juges siégeant au tribunal de grande instance de Lubumbashi (sud-est).

Le tribunal de grande instance de Lubumbashi a suspendu le procès pour envoyer « la cause Katumbi » « à la Cour constitutionnelle qui examinera l’exception d’inconstitutionnalité soulevée par la défense », a déclaré l’un des avocats de l’opposant, Me Jean-Joseph Mukendi. Le tribunal a rendu cette décision afin de « préserver les droits de la défense », ont indiqué les trois juges lors d’une courte audience.

Dans la nuit de mardi, le domicile de l’un des juges du tribunal, réputé pour son indépendance et sa résistance aux injonctions politiques, avait été attaqué par des inconnus le blessant grièvement avec une balle à l’abdomen et une autre sur la jambe.

Au pouvoir depuis 2001, élu en 2006 et 2011, Kabila, qui ne peut pas se représenter d’après la Constitution, doit organiser des élections d’ici la fin de l’année, selon un accord conclu sous l’égide de l’épiscopat congolais après la fin officiel de son deuxième mandat échu le 20 décembre 2016.

En juin dans une déclaration publique faite à Paris, Katumbi avait assuré que « si les élections ne sont pas organisées » cette année conformément à un accord conclu sous la médiation des évêques, « Kabila doit partir ».



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