Politique › Institutions

RDC : rentrée parlementaire du 15 septembre 2018

L’Assemblée nationale

Les élections générales pointent  à l’horizon, la session qui s’ouvre le samedi 15 septembre prochain, sera tout, sauf normale.

Après deux mois de vacances parlementaires, députés nationaux et sénateurs, reprennent le chemin du Palais du peuple le samedi 16 septembre.

Compte tenu du contexte politique essentiellement dominé par les préparatifs des élections générales officiellement prévues au mois de décembre 2018, cette session pourrait être la toute dernière de la législature en cours.

A 24 heures d’ouverture de ladite session, pas d’effervescence traditionnelle qui caractérise le Palais du peuple, à pareille circonstance. Preuve qu’aussi bien à l’Assemblée nationale qu’à la chambre haute du Parlement, députés et sénateurs réfléchissent déjà sur leur avenir politique. Tous sont conscients que le glas de leur mandat actuel a quelque peu sonné.

Conformément au calendrier électoral qui prévoit la campagne à partir du mois de novembre prochain, la première session ordinaire du Parlement, réputée session budgétaire et qui ouvre ses portes dès ce samedi, sera donc tout, sauf une session normale.

Cela, pour plusieurs raisons. Certains députés nationaux et sénateurs ayant postulé à différents niveaux des législatives (nationales et provinciales), se verront obligés d’aller en campagne. Pourtant, la fin constitutionnelle de la dite session est prévue pour le 15 décembre.

Pour cette session, les deux chambres pourraient, examiner certains arriérés législatifs de la dernière session. Déjà, certains parlementaires excluent l’hypothèse d’examiner le projet de loi de finances 2019 au cours de cette session. « Après les élections, toutes les instituions seront réputées démissionnaires en commençant par le Président de la république. Dans ces conditions, il serait malveillant de léguer à l’Exécutif national issu de la nouvelle Majorité parlementaire d’après les scrutins de décembre prochain, un projet de Budget qu’il n’a pas lui-même élaboré », déclare un élu de Mbandaka sous l’anonyme.

À LA UNE
Retour en haut