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RDC : le LCD est sans nouvelles de ses 7 membres arrête depuis le 11 septembre 2018

Les cadres du mouvement citoyen Les Congolais Debout

Le coordonnateur du mouvement citoyen Les Congolais Debout (LCD ), a déclaré jeudi 8 novembre dernier, qu’il n’avait toujours pas des nouvelles de ses militants interpellés depuis près de deux mois maintenant.

Cédric Mala affirme qu’ils continuent toujours à travailler avec plusieurs organisations à Kinshasa, sans toutefois avoir des réponses des autorités de la ville.
« Je rappelle que ça fait presque 60 jours qu’ils sont aux arrêts et toutes les demandes de nos avocats sont refusées par le service de sécurité et officiellement, nous ne savons toujours pas pourquoi ils ont été arrêtés. On a aucun motif, mais nous continuons à pousser pour obtenir leur libération », a-t-il déclaré.

Le coordonnateur de LCD souligne en outre que ses militants au moment de leur attestation, étaient seulement en train de distribuer des tracts pour sensibiliser la population contre la machine à voter.
« Au niveau de Kinshasa, notre porte-parole Hervé Diakesse échange tous les jours avec les responsables pour en savoir plus sur leur situation. Nous travaillons en ce moment avec Amnesty international pour dénoncer cette arrestation illégale », poursuit-il.

Pour Cédric Mala, dans un pays comme la RDC où la dictature règne, les droits de l’homme ne sont jamais respectés et les tribunaux sont sous contrôle du pouvoir en place. Ce qui rend difficile selon lui, la tâche au LCD de suivre une ligne légale.
« Au niveau de la diaspora, nous continuons à organiser des sit-in et à prendre contact avec différentes organisations ainsi que les amis de la communauté internationale contre cette arrestation. Pour la campagne contre la machine à voter, nous la continuons toujours. Nous croyons fermement que les élections ne seront jamais crédibles avec cette machine », conclu-t-il.
Pour rappel, 7 membres du mouvement citoyen Les Congolais Debout de Sindika Dokolo, ont été interpellés depuis le 11 septembre dernier par les services de sécurité à Kinshasa.

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