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RDC – la fonction du directeur de cabinet du chef de l’État : « Vital Kamerhe confond le contexte de la campagne électorale » (John LUNGILA)

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Vital kamerhe et Félix Tshisekedi

La fonction de Directeur de Cabinet est une volonté consacrée dans l’ordonnance loi n 08/030 du 31 mars 2008 portant fonctionnement et organisation du cabinet du Président de la République.

Comme pour dire, Félix Tshisekedi a le droit d’être assisté par un cabinet qui aura à sa tête un directeur de cabinet assisté de plusieurs adjoints.
Selon la même ordonnance, le Directeur de cabinet a rang d’un ministre d’état et ses adjoints, eux, ont rang d’un ministre.
Ainsi, pour éviter de chevauchement et conflit interinstitutionnel, une autre ordonnance loi n 07/017 du 3 mai 2007 portant fonctionnement et organisation du Gouvernement, modalités pratiques de collaboration entre le Président de la République et le gouvernement, définit les principes et même le job description pour un Directeur de cabinet du Chef de L’État et Vital Kamerhe n’a rien à inventer.
Malheureusement dans la pratique, c’est ce qui se fait. D’abord sur le plan protocolaire, il faut savoir que le Dircab du Chef de l’État ne respecte rien dit tout. Il peut placer sa chaise de fois, à la même ligne que celle du Chef, il peut lui parler sans garder ses limites surtout en public.
Oubliant qu’il est au service du Président de la République, selon
John LUNGILA chroniqueur politique, Vital Kamerhe confond le contexte de la campagne électorale. Et c’est déplorable.

A chaque sortie en public du Chef de l’État, Vital Kamerhe réclame la même visibilité. Ça donne l’impression d’un Chef de l’État bis. Ça sent l’ombrage au Chef de l’État Félix Tshisekedi, ce qui est anormal.
Un Dircab est un bureaucrate, il n’est pas un homme de terrain. Ça Vital Kamerhe semble pas l’oublier mais l’ignorer.
Autres choses et c’est d’ailleurs pire, faut-il le faire constater, le Dircab n’a aucun pouvoir de décision surtout pas sur le Premier Ministre et son Gouvernement. Ici, le Dircab a violé à ciel ouvert l’ordonnance loi n 07/017 du 3 mai 2007 qui définit les modalités pratiques de collaboration avec le gouvernement. Tenez, il a par une simple correspondance, décidé de sursoir une ordonnance sur les taxes. Pourtant, on abroge une ordonnance par une autre ordonnance. Heureusement, que le Premier ministre avait pris soin de lui recadrer.
Cependant, Vital kamerhe dispose d’une intelligence débordante en matière de la gestion de l’État, mais il faut lui rappelle le respect des principes qui encadrent cette gestion. Il est devenu trop subjectif et sentimentaliste.

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