Politique › Actualité

« RDC-Belgique : Bruxelles rappelle son ambassadeur pour des réunions internes »

La presse de Kinshasa s’intéresse ce mercredi 31 janvier notamment à la décision de la Belgique de rappeler son ambassadeur en poste à Kinshasa.

Reprenant une information de Jeune Afrique, Capsud.net rapporte que l’ambassadeur belge en RDC, Bertrand de Crombrugghe, a quitté la capitale congolaise lundi pour des « discussions » et des « réunions internes » en Belgique.

«Il n’a pas été rappelé», a précisé le porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères Didier Vanderhasselt pour calmer les esprits, lit-on sur le media en ligne.

A en croire Actualité.cd, ce retour en Belgique de l’ambassadeur arrive après que les autorités congolaises ont demandé la cessation des activités de l’Agence belge de développement (Enabel) et envisage de fermer la Maison Schengen.

M. Crombrugghe se trouve actuellement à Bruxelles pour une dizaine de jours en vue des discussions politiques sur la situation actuelle, a précisé l’ambassade de Belgique à Kinshasa au site d’infos.

Pour Le Phare cette mesure belge n’est qu’un prélude, le temps d’examiner les modalités d’adoption d’une position commune de l’Union Européenne (UE) en guise de riposte à apporter à la partie congolaise après la double fermeture annoncée de l’Agence belge de développement et de la Maison Schengen.

Le journal espère que les autres états de l’UE ne vont pas se fâcher contre Kinshasa, en prenant notamment comme mesures de rétorsions la délocalisation du traitement des dossiers des demandeurs de visas. « Si tel était le cas, il faudrait craindre que les Congolais soient obligés d’aller chercher les visas de séjour dans l’espace Schengen dans une des capitales africaines », suppute le quotidien.

Pour L’Avenir par contre, « le rappel » par la Belgique de son ambassadeur en poste à Kinshasa est la preuve que l’ancienne métropole a craqué face à la pression des autorités congolaises.

Le journal avance qu’un Etat rappelle son ambassadeur en poste dans un pays en protestation d’une action ou des déclarations, entreprises et initiées par un autre Etat à son encontre. En pratique donc, le pays qui déclenche cette cartouche est presque toujours victime des agissements de l’autre, analyse le confrère. Et le journal de s’interroger : « de quoi se plaint la Belgique ? », rappelant que c’est elle qui a tiré le premier en annonçant unilatéralement et par voie de presse la rupture de la séculaire coopération bilatérale.

De l’avis du tabloïd, les autorités belges ont estimé que le président congolais a commis un crime de lèse-majesté en les qualifiant lors de son point de presse vendredi dernier « des assassins de Lumumba », croit savoir le journal.

Dans un autre registre, Le Potentiel soupçonne la Majorité présidentielle (MP) de manœuvrer en coulisses pour obtenir la révision de la constitution.

D’après le quotidien, le président Joseph Kabila a reçu samedi et dimanche derniers les cadres de sa famille politique dans sa ferme de Kingakati. Si rien n’a filtré de cette rencontre, Kin-Kiey Mulumba, un des principaux cadres de cette plateforme, a lancé le lendemain sa première bouteille à la mer en proposant l’option « d’un scrutin indirect » pour élire le futur président, rapporte le quotidien.

De l’analyse du confrère, le clan présidentiel veut obtenir une révision de l’article 70 de la constitution qui stipule jusqu’ici que le président est élu au « suffrage universel direct » et donc espérer obtenir un nouveau mandat pour l’actuel président congolais grâce à un parlement acquis à sa cause.



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