Politique › Actualité

RDC : Au moins 27 morts dans des violences à Kinshasa et dans le Sud-ouest (HRW)

Photo d'archives.

La RDC traverse une crise politique due à la non-tenue des élections dont la présidentielle dans les délais.

Au moins de 27 personnes ont été tuées au cours des affrontements qui ont opposé, lundi, les partisans d’un mouvement politico-religieux aux forces de sécurité congolaises à Kinshasa et dans plusieurs villes dans le Sud-ouest de la RD Congo, a annoncé jeudi l’ONG américaine Human Rights Watch (HRW).

« Au moins 23 personnes ont été tuées à Kinshasa lors des manifestations de lundi, y compris 11 membres du mouvement Bundu Dia Kongo ( BDK) et 10 passants ont été abattus par les forces de sécurité », indique HRW notant dans un rapport consulté par Anadolu, que 4 personnes dont deux parmi les adeptes de BDK ont été tuées dans des violences qui ont éclatées le même jour ( lundi) au Kongo-central (Sud-Ouest).

« Les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur les foules, touchant des manifestants et des passants », note l’’ONG citant des témoins.

La police a présenté, mercredi, aux autorités gouvernementales et à la presse, 31 assaillants présumés, arrêtés lors de ces violences qui ont fait, selon elle, 19 morts dont 14 à Kinshasa et cinq dans le Kongo-central, fief du mouvement politico-religieux.

Présentés par la police comme des « terroristes » , ces derniers ont répondu à l’appel de leur leader Ne Mwanda Nsemi qui avait appelé, fin juin, à une insurrection à partir du 7 août pour « chasser » du pouvoir, le président Joseph Kabila.

Ces rebelles avaient pour objectif de « prendre le contrôle du centre d’émission, […] d’investir l’aéroport international de Ndjili […] et d’attaquer le siège de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC) pour faire une déclaration de prise de pouvoir « , a déclaré mercredi le porte-parole de la police congolaise , le colonel Pierrot Mwanamputu.

Le candidat déclaré à l’élection présidentielle, Moise Katumbi déclarait, lundi, dans un communiqué que cet épisode de violence « a été pensé et exécuté » par le régime en place afin « d’instaurer l’état d’urgence pour créer un environnement propice à son maintien illégal au pouvoir ».

La RDC traverse une crise politique due à la non-tenue des élections dont la présidentielle dans les délais (Novembre 2016). Cette impasse électorale a permis au président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 de se maintenir à son poste. Un accord conclu le 31 décembre 2016 entre le pouvoir et l’opposition a entériné le maintien de Kabila au pouvoir, et consacré la tenue de l’élection présidentielle avant la fin de l’année.

Mais la Commission électorale a, récemment prévenu, qu’il ne sera pas possible d’organiser des élections en 2017, à cause notamment des violences meurtrières qui n’ont pas permis, dans la région du Kasaï (Centre), le lancement de l’opération d’enregistrement les électeurs.



Bon plan
Publié le 26.02.2020

Monument à la gloire des soldats congolais

C'est un mémorial érigé en l'honneur des soldats congolais. Il y a trois soldats représentés sur ce monument. Ce sont trois hommes de plus ou…

Lire la suite
Recevez toute l’actualité

Inscrivez-vous à la Newsletter du Journal de Kinshasa et recevez gratuitement toute l’actualité

Agenda
  • Il n'y a aucun évènements à venir.
Voir tout l’agenda
Retour en haut