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Provinciales : les partis peinent à boucler les dossiers de candidatures

sur le terrain les suspicions demeurent

La Commission électorale nationale indépendante va mettre le délai de dépôt des candidatures pour les législatives provinciales ce mardi 10 juillet.

Les deux jours supplémentaires accordés aux formations politiques s’achèvent, mais les difficultés demeurent. Sur le terrain, la plupart de partis et regroupements politiques continuent à réclamer plus de temps. Jusqu’à ce lundi soir, la plupart de partis et regroupements politiques n’étaient pas prêts. Ils évoquent essentiellement les contraintes logistiques. « Des pièces des dossiers des candidats doivent être signées par le président du parti et expédiées à 2 000 km à des endroits où il n’y a pas de routes », explique Jacquemain Shabani, président de la commission électorale permanente de l’UDPS, principal parti de l’opposition. Les mêmes problèmes logistiques sont également rencontrés par la plateforme électorale de l’opposant Moise Katumbi. « Notre pays n’est pas aussi équipé en termes d’infrastructures, mais aussi en termes de réseaux bancaires. Il y a des coins où c’est un vide total », argumente Delly Sesanga, secrétaire général d’Ensemble pour le changement.

A ce rythme, il y a des risques que certaines candidatures ne soient pas déposées. « Le risque est là, pour le moment, on le gère, avance Jacquemain Shabani, de l’UDPS. Comme on avait eu cette première séance de travail avec le bureau de la CENI, où ils se sont montrés attentifs, on va revenir vers eux avec ces différentes difficultés. » Ensemble pour le changement dit qu’il sera prêt, mais plaide également en faveur d’autres formations politiques. « La CENI devra être compréhensive. Ceux qui ont payé, ceux qui ont déposé les listes avec des copies, devront à mon avis être tolérés au-delà de vendredi », estime Delly Sesanga. Une autre réunion entre CENI et acteurs politiques est prévue ce mardi pour évaluer les avancées.

 

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