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Provinciales: le calvaire des partis politiques

Delly Sesanga

La CENI a accordé des facilités aux candidats dans l’opération de dépôt des candidatures pour la députation provinciale, mais jusqu’à ce mardi, les partis et regroupements politiques sont toujours confrontés aux mêmes difficultés.

«Autre facilitation donnée, c’est au niveau des preuves de paiement. On peut payer à la DGRAD au niveau central et les preuves de paiement peuvent être scannées en version copie au niveau des BRTC en attendant l’envoie des originaux jusqu’à vendredi prochain », avait expliqué Corneille Nangaa, président de la CENI. Pour lui, Ensemble pour le changement a déposé ses candidatures dans toutes les circonscriptions, mais pense que la CENI devrait se montrer plus compréhensive. « Je pense que la CENI devra être compréhensive et tenir compte de l’État réel du pays. Ceux qui ont payé et déposé les listes avec des copies devraient être tolérés au-delà de vendredi, à mon avis », affirme Delly Sesanga, secrétaire général d’Ensemble pour le changement.

« Toutes nos listes ont été déposées dans toutes les provinces. Les quatre regroupements d’Ensemble ont déposé plus de 2400 candidats. Nous sommes dans les procédures pour faire valider certaines listes. Là où ça n’a pas été possible, les jetons ont été récupérés. Tous les paiements ont été faits. Nous avons une grande ambition, celle de changer la gouvernance. Nous voulons peser dans la construction du sénat. Nous voulons avoir beaucoup d’électeurs à ce niveau. Nous avons aligné les candidats dans toutes les 715 circonscriptions », confie à la presse Delly Sesanga. Il a également évoqué les difficultés logistiques. «Acheminer les originaux, récupérer les bordereaux de paiement dans les banques constituent l’obstacle majeur. Notre pays n’est pas équipé en infrastructure et en réseau bancaire. Il y a de coins, c’est un vide total où faire parvenir les preuves de paiement relève d’un véritable parcours de combattant », a-t-il ajouté.

Les Bureaux de réception et traitement des candidatures (BRTC) et la DGRAD ne facilitent pas les choses. «Les instructions qui ont été données notamment en termes de jetons, la réception des documents sans les originaux en vue de les compléter plus tard. Dans certains coins la DGRAD a exigé que les gens paient pour avoir les notes de perception. On a eu du retard à avoir les notes de perception. Ensuite, certains BRTC sont à des kilomètres du lieu de perception », dit Sesanga.

 

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