› Elections 2018

Présidentielle : le MLC annonce la création d’un « comité de crise »

Objectif, « planifier un agenda d’action citoyenne » commun à l’opposition afin d’amener le peuple congolais à « reconquérir ses droits souverains accaparés par un groupe de prédateurs ».

Les cadres du MLC réunis mardi 04 septembre à Kinshasa, ont planché sa la stratégie à adopter dans les semaines à venir. A la sortie, la secrétaire générale du parti, Eve Bazaiba, a donné une conférence de presse. Elle annonce notamment la création d’un « comité de crise ».

Pas d’appel à manifester dans l’immédiat mais la mise sur pied d’un comité de crise et la menace d’un boycott du processus électoral. Objectif de ce comité de crise : « planifier un agenda d’action citoyenne » commun à l’opposition afin d’amener le peuple congolais à « reconquérir ses droits souverains accaparés par un groupe de prédateurs ».

La liste des formations politiques qui pourraient y adhérer n’est pas encore connue. Mais le MLC dit vouloir préserver « l’unité d’action de l’opposition ». Le parti de Jean-Pierre Bemba n’exclut pas de boycotter l’élection et promet donc de mener rapidement une évaluation globale du processus électoral en cours avant de décider d’y prendre part ou non.

Le MLC réclame notamment une refonte de la commission électorale, accusée de « mettre en danger le processus » en « refusant la concertation » et d’être « inféodée au pouvoir » au même titre que « toutes les institutions politiques et administratives du pays », cour constitutionnelle inclue.

Le MLC accuse le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba d’« utiliser sa position » pour « continuer de distiller sa haine vis-à-vis de Jean Pierre Bemba ». Le MLC n’exclut pas enfin de tenter de nouveaux recours au sujet de la candidature de l’ex-vice-président auprès de la Cour africaine des droits de l’homme notamment, mais aussi en RDC, une fois que la CPI aura rendu sa dernière décision dans le dossier de subornation de témoin, le 17 septembre prochain.

LE MLC se dit également solidaire des autres candidats écartés de la course. Eve Bazaiba a cité Adolphe Muzito, Moise Katumbi mais aussi les prisonniers Eugène Diomi Ndongala, Franck Diongo et Jean-Claude Muyambo.

Du côté des autres partis de l’opposition, Félix Tshisekedi, dont la candidature a été validée, dit ne pas être encore informé de la création d’un comité de crise commun à l’opposition. Pierre Lumbi, du mouvement Ensemble de Moïse Katumbi confirme en revanche que des discussions sont en cours. Lundi, Moïse Katumbi et Adolphe Muzito, tous deux empêchés de se présenter, avaient également appelé dans une déclaration commune à renforcer la concertation au sein de l’opposition. Plus tôt ce mardi, l’UNC de Vital Kamerhe a de son côté qualifié « d’injuste et d’inique » l’invalidation par la Cour constitutionnelle de Jean-Pierre Bemba et d’Adolphe Muzito, dénonçant des manœuvres destinées à « diviser l’opposition ».



Bon plan
Publié le 26.02.2020

Monument à la gloire des soldats congolais

C'est un mémorial érigé en l'honneur des soldats congolais. Il y a trois soldats représentés sur ce monument. Ce sont trois hommes de plus ou…

Lire la suite
Recevez toute l’actualité

Inscrivez-vous à la Newsletter du Journal de Kinshasa et recevez gratuitement toute l’actualité

Agenda
  • Il n'y a aucun évènements à venir.
Voir tout l’agenda
Retour en haut