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Présidentielle : des candidats invalidés déposent leurs recours

Jean-Pierre Bemba l'un des six candidats recalés par la CENI.

Jean-Pierre Bemba, Samy Badibanga, Antoine Gizenga et Adolphe Muzito, ont déposé leurs recours, lundi 27 août devant la cour constitutionnelle.

Sur les six candidats recalés par la commission électorale nationale indépendante, quatre ont déposé leurs recours devant la cour institutionnelle, lundi 27 août 2018. Il s’agit des trois anciens Premier ministres, Samy Badibanga, Antoine Gizenga et Adolphe Muzito mais aussi de l’un des maillons fort de l’opposition, Jean-Pierre Bemba.

Le président du mouvement de libération du Congo (MLC), Jean-Pierre Bemba, ancien chef rebelle et ancien vice-président de RDC a vu sa candidature invalidée, en raison d’une condamnation de la Cour pénale internationale pour subornation de témoin. Une raison que sa formation politique dénonce, elle avance des arguments juridiques contre cette décision.

Le premier argument du MLC montre que l’infraction de subornation de témoin ne figure pas dans l’article de la loi électorale qui liste les conditions d’exclusion d’un candidat à la présidentielle. Comment alors la Commission électorale a-t-elle pu s’y référer ?

Autre argument évoqué : le procès de Jean-Pierre Bemba pour subornation de témoin est encore en cours. Pour le MLC, tant que la peine en appel n’a pas été prononcée, sa condamnation en première instance ne peut servir d’argument pour l’exclure.

Eve Bazaiba, secrétaire générale du MLC, à appeler la Cour constitutionnelle à être au-dessus des intérêts partisans. « Au-delà de l’impartialité que nous réclamons de la Cour constitutionnelle, nous demandons aussi à la Cour de devoir attaquer le fond. On ne peut pas, au niveau national, galvauder, interpréter de manière erronée une décision de la justice nationale et internationale. Cela risque d’être un précédent fâcheux pour les Nations », a-t-elle déclaré.

Trois autres des six candidats recalés ont également déposé un recours et notamment l’ancien Premier ministre Samy Badibanga.

Exclu pour défaut de nationalité congolaise, le candidat assure pourtant avoir obtenu un certificat de nationalité congolaise signé par le ministre congolais de la Justice. Par ailleurs, cette figure de l’opposition s’étonne. Comment, en effet, sa candidature a-t-elle pu être rejetée pour la présidentielle et validée, par ailleurs, pour sa participation aux élections provinciales ?

Les deux autres candidats retoqués par la Commission électorale – Marie-Josée Ifoku Mputa Mpunga et Jean-Paul Moka Ngolo Mpati – ont jusqu’à ce mardi soir, minuit, pour déposer un recours.

La cour Constitutionnelle, elle, a jusqu’au 19 septembre, au plus tard, pour rendre ses décisions.

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