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Présidentielle 2018 : qui des 19 candidats sera le successeur de Joseph Kabila?

Les candidats à la présidentielle du 23 déc 2018

Au total, dix-neuf candidats en coursent à la magistrature suprême du 23 décembre prochain, sont en campagne  pour persuader les électeurs.

Seth Kikuni, premier candidat officiel à la présidence

L’histoire retiendra qu’il a été le tout premier candidat président de la République, à déposer officiellement son dossier. Ce jeune entrepreneur a déposé sa candidature le samedi 28 juillet, pour l’élection présidentielle de décembre prochain.

Agé de 37 ans, originaire de la province du Maniema, Seth Kakuni est né à Kinshasa et a grandi dans la commune de Kintambo. Ancien élève du Collège Saint-Georges, et du Collège Frère Alingua de la Congrégation lassalienne, il a fait ses études universitaires en Turquie et en Afrique du Sud. Il est titulaire d’un diplôme en Sciences politiques de l’Université d’Ankara et une maîtrise de l’Institut des Sciences Sociales de l’Université Franco-Turque de Galatasaray, à la faveur d’une bourse.

Marié, Seth Kakuni est à la tête du groupe « KMS Investments » depuis 2014, dont il est le Président Directeur Général.

Martin Fayulu, un candidat qui n’a jamais transigé avec Kabila

Désigné candidat commun de la coalition électorale Lamuka, Martin Fayulu n’était pas très connu jusqu’ici au-delà de la capitale congolaise, Kinshasa, où il est né il y a 62 ans.

Élu député en 2011, il est d’abord passé par la case affaires avant d’embrasser une carrière politique. Après des études à Paris puis à San Francisco aux États-Unis, Martin Fayulu rejoint le groupe pétrolier Mobil en RDC dont il va gravir toutes les échelons jusqu’à occuper le poste de directeur général.

Son engagement politique date des années 1990, lorsqu’il participe à la Conférence nationale souveraine. Il est déjà à l’époque dans le camp de l’opposition au maréchal Mobutu. Très proche des positions de la société civile et des mouvements citoyens, Martin Fayulu n’hésite pas à mouiller sa chemise. Il a été arrêté à deux reprises au moins pour sa participation dans des manifestations interdites par le pouvoir.

Tryphon Kin-Kiey Mulumba

Originaire du Bandundu Kin-Kiey est le dernier porte-parole de l’éphémère gouvernement Likulia du président Mobutu, connu pour avoir annoncé la fuite depuis Kinshasa de celui-ci, le 16 mai 1997, face à l’avancée des troupes de Laurent Désiré Kabial en 1997. Après un exil, Kin-Kiey rejoint le Rassemblement congolaise pour la démocratie (RDC), basé à Goma et soutenu par le Rwanda. Il quitte le RCD en 2002 en réaction au massacre de policiers à Kisangani. Il s’installe d’abord à Goma, puis à Kigali, où il relance Le Soft international, un périodique d’information.

De retour à Kinshasa, Il est ministre des Relations avec le Parlement du gouvernement Matata II depuis le 7 décembre 2014. Il était auparavant ministre des Postes, Télécommunications dans le gouvernement Matata I du 28 avril 2012 au 7 décembre 2014. Il a été député à l’Assemblée nationale, élu de Masi-Manimba dans la province du Bandundu à la suite des élections législatives de 2006 et de 2011.

Il fait partie des rares réélus de la seconde législature, une cinquantaine sur 500. Le 7 août 2018, à la surprise générale, il dépose sa candidature à la présidence de la république condamnant sa famille politique (la majorité présidentielle) de ne l’avoir pas écouté lorsqu’il proposait un troisième mandat pour le président Kabila, lequel mandat était interdit par la Constitution du pays.

Félix Tshisekedi

Il ne s’est pas fait connaitre de façon particulière, si ce n’est plus tard, de ceux qui ont vécu de près son adolescence. On a pu finalement percer le mystère Fatshi avec l’avènement de son militantisme politique, quelques années après son départ clandestin de son pays natal

Félix Tshisekedi est un des cinq enfants de l’homme politique de la République Démocratique du Congo, Étienne Tshisekedi. Il a  été secrétaire national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UPDS), le parti de son père, fondé le 15 février 1982. Il est né en 1963. Aujourd’hui, il est le président dudit parti.

Alain Daniel Shekomba

Né à Kananga, le 13 avril 1970, Shekomba est l’un de 19 candidats à la présidentielle du 23 décembre.  Il a fait ses études primaires et secondaires respectivement à Kananga et Kindu, avant d’obtenir son diplôme d’État à Isiro, l’une des villes de la province Haut-Uélé.

Dans le souci d’approfondir ses connaissances, Alain Daniel décida de poursuivre ses études supérieures à l’Université de Kinshasa où il a décroché son diplôme de licence, à la Faculté des sciences, précisément dans le département de physique. Il a été plusieurs fois Directeur Technique. D’abord à Afrinet, Cieluxe, Global Brod Bank Solutions (Kinshasa et Brazaville) et d’autres entreprises encore.

Parmi ces candidats figure le pasteur Radjabu Mbira

président du Parti congolais uni pour le changement, dont le dossier a été déposé par son mandataire, lui-même étant absent de Kinshasa

Samy Badibanga

Né à Kinshasa en 1962, il est le sixième enfant d’une fratrie dont il porte le nom original de son père, Samuel Badibanga, un ancien notable et « évolué » du Grand Kasaï. À Kinshasa, sa famille a principalement vécu dans le quartier huppé de Binza Ma Campagne. Un ami de jeunesse, Michel Gallet, le décrit comme un homme de culture, non conflictuel mais audacieux. Par contre, un haut cadre de l’UDPS, son parti d’origine, voit en lui un affairiste, « prêt à tout pour de l’argent, propre ou sale ».

Au début des années 1980, Badibanga part poursuivre ses études supérieures à Anvers, où il obtient notamment un diplôme de l’école du Hoge Raad voor Diamant et de l’International Gemological Institute. Il débute sa carrière en 1986 en tant qu’administrateur délégué de la SOCODAM SPRL, puis devient en 1995 administrateur et directeur général de la SAMEX TRADING SPRL.

Emmanuel Ramazani Shadary

Il brigue le fauteuil présidentiel au nom du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition formée autour du président sortant joseph Kabila. Shadary est ancien ministre de l’intérieur et secrétaire permanent du PPRD. Originaire de la province du Maniema dans l’est de la RDC, Shadary porte les couleurs du FCC, la nouvelle coalition politique regroupant les partis de la majorité présidentielle. Né en 1960 à Kasongo, il a étudié à l’Université de Lubumbashi, à la faculté de Sciences sociales, administratives et politiques d’où il est diplômé en 1987. Il entre après à l’Université de Kinshasa où il termine son troisième cycle en Sciences politiques et administratives. Il y fait un doctorat depuis 2015.

Père de 8 enfants,  Shadary a une longue expérience professionnelle. Assistant et directeur général de l’enseignement supérieur et universitaire, acteur de la Société civile au Maniema et à la Conférence nationale souveraine, vice-gouverneur, puis gouverneur du Maniema (1998-2001) sous Laurent Désiré Kabila.

Marie Josée Ifoku

L’unique femme qui s’est livrée au même exercice, c’est Marie Josée Ifoku, présidente de l’Alliance nationale des élites du Congo (ANC). Elle s’est présentée comme candidate indépendante. Née le 06 février 1965 à Kinshasa,  Marie-Josée Ifoku, est une femme politique congolaise, candidate aux élections présidentielles du 23 décembre 2018 en RDC.

Yves Mpunga

Yves Mpunga à la tête de sa propre formation politique dénommée, « Lutte pour un Congo Moderne » et de sa plateforme électorale “Première Force Politique”, ne fait pas forcément partie de ce pré-carré appelé « classe politique » et pourtant, l’homme dispose d’un projet de Société plus ou moins exceptionnel basé notamment sur sa propre histoire. A 46 ans, Yves Mpunga Mbomba a tout ou presque fait dans sa vie. Du néant à la porte du pouvoir , Une riche et longue expérience racontée par un candidat président de la République en personne.

Théodore Ngoy

Politologue, juriste et pasteur évangélique protestant, est le président national du parti Congo pour la justice. En 2005, il se présente comme candidat à l’élection présidentielle. En décembre 2005, Ngoy est enlevé et détenu prétendument pour offense au Chef de l’État juste après avoir annoncé sa candidature à la présidence de la République. Déjà entre 1997 et 1998, Théodore a été détenu pour prédications subversives frisant l’outrage au Chef de l’État. En mars 2006, il réussit à s’échapper après avoir comparu devant la Cour Suprême de Justice de son pays. Il est accueilli et protégé au sein de l’Ambassade de l’Afrique du Sud au Congo. Plus tard, revenu à la vie normale, il est élu député provincial du Katanga.



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