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Présidentielle 2018 : « depuis le début de la campagne 10 personnes ont été tuées dont 7 par balles réelles et 3 par étouffement dû au gaz lacrymogène » (ACAJ)

Violations de droits de l’homme

Dans un communiqué du 18 décembre 2018, l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ), s’est dite profondément préoccupée par les violations des droits de l’homme enregistrées en marge de la campagne électorale.

L’ACA déplore la non publication de la liste définitive des électeurs par la commission électorale nationale indépendante (CENI), à quatre jours de la tenue des scrutins du 23 décembre prochain.

S’agissant des violations de droits de l’homme, 152 cas ont été enregistrés depuis le lancement de la campagne, indique le communiqué ACAJ.

« 50 d’atteinte à l’intégrité physique, 35 à la liberté de manifestation et réunion publiques, 30 à la liberté de mouvement, 27 à la propriété privée et 10 à la vie (morts) dont 3 à Kalemie, 3 à Lubumbashi, 3 à Tshikapa et un à Mbuji-Mayi. A Kalemie, Lubumbashi et Mbuji-Mayi, ce sont de morts par balles; tandis qu’à Tshikapa par étouffement dû au gaz lacrymogène lancé par la police contre les partisans de l’UDPS et FCC en affrontement à l’aéroport », précise la même source.

Les auteurs de ces violations poursuit l’ACAJ, sont les autorités politico-administratives, cadres de l’administration publique et agents de services de sécurité, qui les ont planifiées et exécutées avec le concours de certains jeunes du FCC.

L’ACAJ dit condamner les violations de Droits de l’Homme ainsi que celle de l’article 36 de la loi électorale relative à l’interdiction de l’utilisation à des fins de propagande des biens, des finances et du personnel publics.

« Elle appelle le gouvernement à protéger les candidats de l’opposition et leurs partisans contre toute sorte d’entraves illégales durant la campagne électorale, et de faire respecter la loi électorale en ce qui concerne l’interdiction de l’utilisation des moyens et personnel de l’État », indique le communiqué.

L’ACAJ demande au procureur général près la Cour de Cassation et à l’auditeur général des FARDC à enquêter sur les violations des Droits de l’Hommes commises en marge de la campagne électorale 2018.

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