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Portrait de Félix Tshisekedi Tshilombo président élu de la RDC

Félix Tshisekedi

Proclamé vainqueur de scrutin présidentiel en RDC, Félix Tshisekedi accède à un pouvoir que son défunt père, Étienne Tshisekedi opposant historique, a longuement convoité en vain.

après des reports et un suspens interminable, Félix Tshisekedi est élu à la tête de la RDC. s’il suit ses déclarations pré-électorales, son dossier prioritaire sera l’organisation de funérailles nationales pour son père. La dépouille du « Sphynx » se trouve toujours en Belgique, faute d’accord pour les obsèques au pays avec le pouvoir. « Je n’aime pas en parler, c’est une souffrance. »

L’opposant congolais Félix Tshisekedi est l’héritier politique de son père Étienne, décédé le 1erfévrier à la capitale belge. Comme son père en 2011, le fils Tshisekedi a tenté de bousculer les forces du président sortant Joseph Kabila dans un pays qui n’a jamais connu de transition pacifique du pouvoir. Il s’impose comme le digne successeur de son père qui a dénoncé des fraudes lors de la réélection contestée de Joseph Kabila en 2011.

Ce lui que le Kinois appelle affectueusement « Fatshi » – son surnom – est parti au combat avec l’appui de la machine de guerre fondée par son père dans les années 80 contre la dictature du maréchal Mobutu.

Tshisekedi fils, 55 ans, a été désigné sans surprise président et candidat de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), lors d’un congrès en avril dernier au siège historique dudit parti  à Limete, une des 26 communes de la capitale congolaise.

Félix Tshisekedi toujours à l’écoute des autres 

Facilement reconnaissable à sa haute taille et sa carrure massive, l’homme est courtois, à l’écoute. Le ton de la voix est mesuré dans le tourbillon des passions électorales. Contrairement à son père en 2011, il fait coalition avec  l’Union pour la nation congolaise (UNC), parti cher à l’opposant Vital Kamerhe.

Les deux opposant se sont retirent en novembre en novembre dernier, un accord qu’ils avaient signé avec les cinq autres ténors de l’opposition, pour soutenir la candidature de Martin Fayulu. Le secrétaire général de l’UDPS affirme que Félix avait fait qu’écouté sa base en colère cotre l’accord de Genève.

Situation familiale

Né en juin 1963, Félix-Antoine Tshisekedi est le troisième d’une famille de cinq enfants. À l’âge de 19 ans, il suit son père relégué par Mobutu dans son village du Kasaï. Un épisode marquant pour le jeune homme.

A 22 ans, Félix Tshisekedi, sa mère et ses frères prennent le chemin de l’exil en Belgique. À Bruxelles, le jeune homme fait le coup de poing contre des proches de Mobutu ou même des policiers belges, un soir de février à l’aéroport, quand son père est empêché de rentrer à Kinshasa.

Marié, père de cinq enfants, prétendument diplômé en marketing et communication en Belgique, ce qui a par la suite été démenti, son dossier de candidature a été validé sur fond de rumeurs.

Rappelons tout de même que les détracteurs  de Félix Tshisekedi mettent en doute la validité de ses diplômes. Ils lui reprochent également de n’avoir jamais exercé une fonction de responsabilité ou de gestion.

Parcours d’un combattant

Félix gravit tous les échelons de l’UDPS, il est élu député national à Mbuji-Mayi en 2011. Il refuse de siéger à l’Assemblée nationale pour respecter le mot d’ordre de son père contre la réélection contestée du président sortant  Joseph Kabila.

Fin 2016, juste avant la mort de son père, il est encore aux avant-postes des négociations majorité/opposition sous l’égide de l’église catholique, qui allait déboucher sur l’accord de la Saint-Sylvestre reportant les élections.

Tshisekedi fils aurait alors refusé un poste de Premier ministre, tandis que le président Kabila se maintenait au pouvoir au-delà de la fin de son deuxième et dernier mandat.

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