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Polémique autour de l’invalidation du mandat de 3 députés pour absentéisme

Parlement de la République Démocratique du Congo

Le président de l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (Ecide), Martin Fayulu, le porte-parole de la plateforme de Moïse Katumbi, Olivier Kamitatu, et Francis Kalombo, un autre proche de l’ancien gouverneur du Katanga  sont sanctionnés dans le cadre de la lutte contre l’absentéisme.

Une commission spéciale bipartisane a été mise sur pied pour lutter contre l’absentéisme, véritable fléau dans un Parlement dont les membres sont pourtant parmi les mieux payés du continent. Plus de 132 députés auraient pu perdre leur mandat pour cette raison. En décembre, un rapport en épinglait 23. Son président,  l’honorable Baudouin Mayo Mambeke, du parti d’opposition Union pour la nation congolaise (UNC). Lui parle d’un règlement de comptes orchestré par le président de l’Assemblée, Aubin Minaku : « j’ai été surpris par la décision d’invalidation de mes  collègues. Il est vrai qu’ils  étaient sous le coup des absentéismes. Et ils n’étaient pas les seuls, il y en avait plusieurs. Et c’est le président de l’Assemblée qui, au lieu de laisser la commission présenter son rapport et que la plénière en débatte, il a fait passer sa proposition au vote. Cela c’est tout simplement chercher à régler des comptes avec les gens qu’on a pointés… Alors il faut se garder d’utiliser l’Assemblée nationale, qui est une institution de la République, dans ce combat entre partis politiques ».

Le rapport sur l’absentéisme des députés devrait être discuté d’ici la fin de la session parlementaire mi-juin. Martin Fayulu et Olivier Kamitatu ont tous deux dénoncé une annonce qui ne va pas dans le sens de la décrispation, mais qu’ils restaient sur leur position. François Nzekuye est le rapporteur de cette même commission d’enquête sur l’absentéisme des députés, il est membre de la majorité. Pour lui, examiner ces trois cas, avant de débattre du rapport se justifiait. Ces députés, au regard de la Constitution comme de l’accord de la Saint-Sylvestre, qui prévoyait des élections au plus tard le 31 décembre 2017, estiment que toute l’Assemblée est illégitime et à ce titre que les députés n’ont plus de mandat du peuple.

 

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