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Nord-Kivu: la société civile s’inquiète de n’avoir pas remis son cahier des charges au président sur les tueries de Beni.

Félix Tshisekedi

Le chef de l’Etat  Félix Tshisekedi a clôturé sa mission dans la ville de Beni , région qui fait face aux tueries persistantes des civils dont sont auteurs présumés les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), depuis octobre 2014.

Arrivé mardi à Beni au Nord-Kivu, en provenance de Goma, Félix Tshisekedi s’est entretenu,  mercredi 17 avril dernier, seulement avec l’évêque du diocèse de Butembo-Beni et les opérateurs économiques, membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC)/Beni.

Le président de la République a promis à ces derniers, d’améliorer le climat des affaires et mettre fin à l’insécurité dans la région du Nord-Kivu.

« Nous avons dit au président de la République que nous allons le soutenir, nous allons soutenir ses projets. Lors de notre échange, il a dit qu’il va aussi soutenir les opérateurs économiques en améliorant le climat des affaires, il va s’impliquer dans le problème d’éradication des tracasseries administratives ainsi que le problème de perception illégale des taxes, il va s’impliquer pour que ça prenne fin. Autre chose, il va faire tout pour que la sécurité soit restaurée à Beni et Lubero. Il nous a demandé notre collaboration avec les services de sécurité », a déclaré à  Cléophas Kahongya, vice-président de la FEC/Beni.

La veille, toutes les couches de la population dont les membres de la société civile de Beni étaient annoncées pour prendre langue avec le président de la République. La société civile s’inquiète de n’avoir pas remis son cahier des charges au président sur les tueries de Beni.

« La société civile est inquiète du fait que le chef de l’État, qui séjournait à Beni, n’a pas reçu les couches sociales de Beni-Butembo et même les quatre coordinations de la société civile. On n’en connaît pas la raison alors que nous avons fait deux jours en train de l’attendre. Notre inquiétude est qu’on n’a pas déposé le cahier des charges que nous avions préparé pour remettre au chef de l’État parce que dans le cahier des charges il y avait le contexte sécuritaire mais également des recommandations en terme des pistes de solution pour que la paix et la sécurité soient rétablies dans la région », a dit  Kizito Bin Hangi, président de la société civile de Beni.



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