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Ngoyi Kasanji, instigateur d’une attaque contre une cathédrale à Mbuji-Mayi, selon le clergé

Dans une lettre  adressée samedi 27 janvier au gouverneur Kasanji, le clergé affirme que l’autorité provinciale a abusé de son pouvoir et exige que “dignité” soit rétablie.

Le clergé du diocèse de Mbuji-Mayi (Kasaï Oriental) interpelle le gouverneur Alphonse Ngoyi Kasanji qu’il accuse d’avoir instruit les forces de l’ordre de “s’attaquer” à la cathédrale Saint-Jean Baptiste de Bonzola, le 21 janvier dernier, lors de la marche organisée par les fidèles catholiques dans plusieurs villes congolaises.

Dans une lettre  adressée samedi 27 janvier au gouverneur Kasanji, le clergé affirme que l’autorité provinciale a abusé de son pouvoir et exige que “dignité” soit rétablie.

« Vous vous êtes attaqué au cœur de la population en lui refusant de s’adresser à son Dieu (…) Par conséquent, nous protestons vivement contre ces agissements et exigeons que notre dignité soit rétablie, que la justice soit rendue. A l’avenir, nous ne tolérerons pas que vous puissiez manipuler l’opinion en abusant de votre pouvoir », écrit le clergé dans une correspondance lue sur les ondes de la radio catholique locale par un porte-parole du clergé diocésain.

Le 21 janvier, la messe dite en la Cathédrale de Bonzola avait été interrompue par des tirs de gaz lacrymogène. L’officiant avait auparavant appelé, sur la même radio catholique, toutes les églises à se réunir normalement.

“L’armée  a lancé des bombes à gaz lacrymogène dans la cathédrale de Bonzola où l’office religieux a été interrompu vers 12h45′ locales. L’abbé Blaise Kanda qui disait la messe pendant que le gouverneur avait déployé les militaires de la garde républicaine, était auparavant passé à la radio catholique “Buena muntu”pour appeler les paroissiens à se réunir comme d’habitude”, avait expliqué Sosthène Kambidi, correspondant d’ACTUALITE.CD dans la région du Kasaï.

Selon le clergé, plusieurs actes de violence ont été perpétrés dans l’église pendant l’intervention des forces de l’ordre et de sécurité.

Les agents de l’ordre et de sécurité ont “profané nos églises, empêché les prêtres à célébrer la messe et l’eucharistie en lançant quatre bombes lacrymogènes dans la cathédrale Saint-Jean Baptiste de Bonzola, séquestré des fidèles et prêtres dans les paroisses, administré des coups et blessures volontaires à certains de nos fidèles”, accuse le clergé local.

Les manifestations publiques sont toujours interdites au Kasaï Oriental comme dans plusieurs villes du pays.

En marge d’une conférence de presse vendredi dernier au Palais de la Nation (à Kinshasa), le président Joseph Kabila a promis une nouvelle loi pour « recadrer les manifestations » en RDC, indiquant que la démocratie « ce n’est pas la foire ».

Il avait accusé ses détracteurs  (parmi lesquels l’Eglise) de proposer un “saut dans l’inconnu (…) dans le vide”.



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