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Mwayila Tshiyembe : « Les paroles du cardinal Monsengwo ne signifient pas qu’il y a un conflit réel entre l’église et l’Etat »

Mwayila Tshiyembe, directeur de l’Institut panafricain de géopolitique de Nancy en France. Capture d'écran youtube

L’analyste explique néanmoins l’implication de l’Eglise dans la recherche des solutions pour améliorer les conditions de vie des populations.

Le professeur Mwayila Tshiyembe, docteur d’Etat en droit et en sciences politiques et spécialiste de la sociologie des conflits et de la paix dans la région des Grands Lacs, estime que les paroles prononcées par le cardinal Laurent Monsengwo ne signifient pas qu’il y a un conflit ouvert entre l’église catholique et l’Etat congolais.

Le Cardinal Laurent Monsengwo avait  condamné le 2 janvier la répression violente de la marche des chrétiens catholiques  initiée par le Comité laïc de coordination (CLC) pour revendiquer « l’application réelle » de l’accord du 31 décembre 2016. Il avait conseillé aux « dirigeants médiocres » de dégager, pour que règnent la paix et la justice en RD Congo.

« Il n’y a pas lieu d’exagérer. Il y a eu des propos probablement sévères du cardinal concernant la manifestation et la répression de cette manifestation. Le fait que les policier ou les militaires soient entrés dans les églises et qu’ils aient pourchassé des gens et qu’i y ait des morts, il y a eu des paroles probablement sévères. Mais ces mots ne signifient pas qu’il y a un conflit réel entre l’église et l’Eta. Et d’autant plus que depuis 1960, la constitution de la RDC indique que le Congo est un Etat laïc qui reconnait le principe de séparation des pouvoirs entre l’Eglise et l’Etat et qui reconnait la liberté de culte. Donc sur le plan du droit, il n’y a pas des conflits réels », analyse Mwayila Tshiyembe.

L’analyste explique néanmoins l’implication de l’Eglise dans la recherche des solutions pour améliorer les conditions de vie des populations.

« Mais si conflit il y a au sens des querelles, c’est parce que l’Eglise fait partie de la société. Les croyants ce sont les citoyens », explique M. Mwayila Tshiyembe.

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