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Muriel Mbaki : mécanicienne de l’automobile et fière de l’être

Muriel Mbaki alias docteur de l’automobile

Baptisée  docteur de l’automobile , cette jeune congolaise de la Tshangu, a choisi d’être électromécanicienne, et elle l’est devenue grâce à sa persévérance et sa détermination.

Depuis quatre ans, elle pratique ce métier et elle s’en sort à merveille. « Je me bats pour être toujours primée… », lâche-t-elle.

Vêtue d’ un pantalon assorti d’un t-shirt mouillé d’huile de moteur, Muriel Mbaki consulte ses véhicules malades avec agilité, armée d’une clé plate et d’un testeur électrique.

Ses gestes coordonnés sont rapides, précis et bien huilés. Quelques minutes plus tard elle ressort avec un diagnostic sans appel : il faut remplacer la pompe et au moins quatre ampoules grillées.

Dans le service d’ électricité  de ce grand garage mécanique de Kinshasa, Muriel fait figure d’exception, elle est l’unique femme du garage parmi tant de travailleurs.
Elle fait la fierté du Chef de service. Quatre ans plus tard, le maître se dit « très satisfait » des performances de son élève.

Le courage et l’intelligence de Muriel sont reconnus et salués par tous ses collègues et même par certains clients, « Elle est plus solide que les garçons » dit un client.

Pourtant, rien ne prédestinait Muriel au métier d’électricienne-auto. Le cœur de Muriel était de porter la blouse et de prêter le serment d’Hippocrate. Sans pouvoir l’expliquer aujourd’hui, Muriel est amoureuse de la mécanique-auto. Pour son cursus scolaire, elle opte pour la section math-physique au Collège Bonsomi et décroche son diplôme en mécanique à l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées (ISTA-Ndolo). Puis renforce ses connaissances à l’INPP. « J’ai une formation de base, mais je continue à apprendre tous les jours… ».

Etre femme dans ce métier continue à susciter l’étonnement de certaines personnes qui ne s’attendent pas à trouver une femme. « La femme peut tout, elle possède certaines capacités que les hommes n’ont pas… », s’exprime Muriel.

Au sujet de la parité du genre,  Muriel pense que le meilleur c’est de prouver de quoi la femme est capable et non des discours à répétition sans action. « La parité, c’est au niveau de l’intellect ; car l’intelligence n’a pas de sexe. Lorsqu’un homme raisonne bien ou une femme raisonne bien, ça se passe au niveau de la tête et non le physique comme pensent certaines d’entre nous ».

Poursuit –elle « Investir dans le travail décent et le plein emploi pour les femmes dans un climat de paix et d’équité », Muriel Mbaki, en est la preuve.

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