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Moïse Katumbi indésirable à Kinshasa

Katumbi déçue de ne pas pouvoir entrer dans son pays

L’opposant a accusé dimanche 5 août 2018 le gouvernement congolais de l’avoir injustement empêché se rendre à Lubumbashi, première étape, avant Kinshasa où il compte aller déposer sa candidature à la présidentielle de décembre prochain.

Dans un message vidéo, le candidat a affirmé que Joseph Kabila s’est arrogé le droit de choisir lui-même qui sera candidat ou pas aux prochaines élections. “Merci pour votre accueil pendant ces deux jours à Kasumbalesa. Je voulais traverser pacifiquement, retourner chez nous. Je n’avais pas une armée. Je voudrais aller participer à ce grand rendez-vous qui est en train d’être gâché par un seul homme. Un homme qui ne veut pas la paix, un homme qui ne veut pas la démocratie dans notre pays. Un homme qui veut choisir ses candidats, Joseph Kabila. Nous n’allons pas accepter”, a déclaré l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga.

Moïse Katumbi a soutenu que sa demande de survol et d’atterrissage est restée sans suite. Décidé de se battre, a-t-il dit, il a choisi l’option de la frontière terrestre, soit l’étape de Kasumbalesa où il s’est vu notifié du refus des autorités congolaises de lui permettre d’accéder sur le territoire congolais. “J’ai demandé l’autorisation d’atterrissage à Lubumbashi. Ils ne m’ont pas donné cette autorisation. Je me suis dit je dois me battre. Je me suis battu, je suis arrivé à Kasumbalesa. Ils m’ont refusé le premier jour. Ils ont refusé aussi le deuxième jour et on m’a signifié avec mon équipe que le Congo ne voulait pas me recevoir. Mais Kabila oublie qu’il y a notre constitution, qu’il y a l’accord de la Saint-Sylvestre. Je vais me battre. Je vais utiliser la constitution congolaise. Je vais aussi utiliser l’accord de la Saint-Sylvestre.

Le président de “Ensemble pour le changement”, plateforme électorale qui soutient sa candidature, s’est vu refusé, selon son porte-parole, Olivier Kamitatu, l’accès sur le territoire congolais. Une décision des autorités congolaises qui, d’après lui, a été directement transmise à l’immigration zambienne. “Le Gouvernement Zambien vient de signifier officiellement au Président Moïse Katumbi du refus des autorités de Kinshasa de le laisser franchir la frontière pour rentrer dans son pays. A-t-on jamais vu un gouvernement interdire à un soit-disant fugitif de se rendre?”, s’est interrogé samedi 4 août Olivier Kamitatu.

 

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