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Meurtre des experts ONU : le tribunal militaire de Kananga sollicite l’aide de la Police nationale

l'expertise de la Police Nationale Congolaise demandé dans le cadre du procès des experts de l'ONU tué en RDC

Le tribunal militaire de Kananga a choisi ce jeudi 20 septembre 2018 la police nationale congolaise (PNC) pour mener son expertise sur des objets saisis de mains des miliciens Kamuina Nsapu.

Ce choix fait suite à une requête du ministère public formulée lors de l’audience de lundi 17 septembre, pour choisir soit l’expertise scientifique et technique de la police nationale congolaise (PNC), soit celle de la police fédérale d’investigation américaine (FBI) sur ces effets. « Le tribunal militaire reçoit la requête du ministère public et la déclare fondée. Il recommande au ministère public de prendre contact avec l’expert du laboratoire scientifique et technique de la police nationale congolaise pour cette analyse », a dit le juge président Mampasi Nanga  qui a lu lecture du jugement à l’audience de ce jeudi. La démarche du ministère public vise à identifier les personnes qui ont fait usage des objets saisis auprès des miliciens.Le tribunal militaire a préféré l’expertise de la police nationale congolaise alors que dans sa requête, le ministère public avait aussi proposé les laboratoires de la police fédérale d’investigation américaine (FBI), estimant que les labos scientifiques de la PNC « ne sont pas assez outillés pour une telle expertise ».

Il s’agit d’un fusil de chasse calibre 12 de fabrication artisanale trouvée dans la maison du milicien Gérard Kabongo (en fuite), une chemise et un singlet de couleur noire saisis auprès du prévenu Evariste Ilunga  (présent dans le box des accusés ), un pistolet artisanal, une soutane rouge, une douille, un drap et des bandelettes rouges trouvés chez le prévenu Tshiaba Kabeya. A l’audience de ce jeudi, l’infirmier Tshibwabwa en détention,  présenté comme renseignant par le parquet militaire a donné son témoignage sur l’un des conducteurs de moto qu’il avait reçu dans son centre de santé le 12 mars 2017 après qu’il a été blessé par les miliciens. Ce conducteur de moto « avait été repris trente minutes après par les miliciens », a déclaré l’infirmier qui a confirmé avoir vu un autre enseignant du parquet militaire, Jean Bosco Mukanda dans la cour de Bulabula.Rien n’a été dit sur le capitaine Mbuara qui commandait l’unité de l’armée basée à Bunkonde au moment du meurtre et qui devait comparaître ce jeudi comme renseignant. La prochaine audience est fixée au lundi 24 septembre 2018.

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