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Un mémo déposé à la CPI pour exiger des enquêtes sur la répression des manifestations

« Les informations y figurant ont été inscrites comme il se doit au registre des communications du Bureau et recevront toute l’attention voulue, conformément aux dispositions du statut de Rome de la CPI », peut-on lire dans l’accusé de réception du Bureau du Procureur de la CPI.

Des organisations comme Le Congolais debout, Lucha, Filimbi et FIDH ont déposé un mémo à la Cour Pénale Internationale pour demander qu’il soit ouvert des enquêtes sur les violences dans les Kasaï, dans les Kivu et la répression des manifestations publiques ces derniers mois.

« Les organisations signataires du mémorandum considèrent que la gravité des faits allégués constituent un fondement raisonnable pour permettre à votre bureau d’entamer des investigations préliminaires dans le but d’interpeller les autorités congolaises et particulièrement le Président Kabila sur l’éventualité de la mise en cause de leur responsabilité pénale, ainsi d’initier toute autre mesure que vous jugeriez nécessaires et appropriés pour la protection des victimes », peut-on lire dans le mémorandum.

Le Bureau du Procureur de la CPI a accusé réception des documents déposés.

« Les informations y figurant ont été inscrites comme il se doit au registre des communications du Bureau et recevront toute l’attention voulue, conformément aux dispositions du statut de Rome de la CPI », a répondu Mark Dillon, Chef de l’Unité des informations et des éléments de preuve, au Bureau du Procureur, dans son accusé de réception.

Il a promis une réponse écrite de la décision qui aura été prise à ce sujet, ainsi que les motivations qui la justifient.

Dans un communiqué de presse rendu public ce le 18 janvier, le Parlement européen  avait appelé la CPI à ouvrir une enquête sur les accusations de crimes contre l’humanité commis au Kasaï. Des accusations portées par la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) contre des groupes armés appuyés par les forces gouvernementales.

En mars 2017, Fatou Bensouda avait dit qu’elle surveillait avec une « extrême vigilance » la situation sur toute l’étendue du territoire de la République démocratique du Congo.

« Je suis profondément préoccupée par les nombreux rapports faisant état d’une situation de violences graves depuis plusieurs mois en République Démocratique du Congo (RDC), en particulier dans les provinces des Kasaï», avait-elle dit dans le communiqué.



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