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Masisi : l’insécurité favorise l’augmentation du taux de mortalité infantile

Image d'illustration

Médecins Sans Frontières (MSF) constate  une augmentation du taux de mortalité des enfants souffrant de malnutrition à Masisi, dans le Nord-Kivu où la violence restreint l’accès aux soins de santé.

Durant les  des deux derniers mois, dans les différentes structures sanitaires soutenues par le Projet de MSF à Masisi le taux de mortalité dû à la malnutrition est passé de 6,4% à 8%. « L’insécurité entrave les activités rurales et fait déplacer les familles qui souvent perdent tous leurs biens et la capacité de nourrir leurs enfants. Trop souvent les gens évitent de faire le trajet vers les structures de santé à cause de la peur d’être pillé ou attaqué. En conséquence, un plus grand nombre d’enfants malnutris arrivent dans nos centres d’alimentation thérapeutique à un stade avancé, et quand l’enfant est dans un état trop critique, parfois nos meilleurs soins ne sont pas assez », explique Ahmosi Twengererwe Bembeleza, Infirmier superviseur des cliniques mobiles. « La terre est très fertile ici et, dans des circonstances normales, il ne devrait pas y avoir de problème de malnutrition important », continue Ahmosi Twengererwe Bembeleza. « Mais les gens souvent craignent de cultiver leurs champs ou constatent que le peu qu’ils peuvent cultiver est volé ou brûlé ».

Mais l’insécurité n’est pas le seul facteur préoccupant. En juillet, les équipes de MSF ont enregistré une hausse du nombre total d’enfants souffrant de malnutrition qui ont été soignés dans les structures qu’elle appui, via les Unités Nutritionnelles Thérapeutiques Hospitalières et Ambulatoires, en raison d’une interruption de l’approvisionnement en Plumpy’Nut (aliment thérapeutique utilisé dans le traitement de la malnutrition) dans les centres de santé voisins non soutenus par MSF. Lorsque les autres structures étaient en rupture de stock, les familles n’avaient pas d’autre choix que d’emmener leurs enfants chez MSF. « Malheureusement, les problèmes d’approvisionnement ne sont pas nouveaux, mais récurrents », affirme Ahmed Tijany Deh, Infirmier Responsable des cliniques mobiles.

La province du Nord-Kivu est en proie à d’extrêmes violences qui se poursuivent depuis les guerres du Congo des années 1990. MSF travaille à Masisi depuis 2007 en soutenant l’Hôpital Général de Référence de Masisi, le centre de santé de Masisi, et le centre de santé de Nyabiondo. Dans ces structures, les équipes MSF assurent gratuitement des services de soins de santé primaire et se­condaire (chirurgie, médecine interne, gynécolo­gie, maternité, pédiatrie, néonatologie, programme nutritionnel, violences sexuelles, santé mentale, traitement du choléra, service des urgences avec ambulance). MSF organise également des cliniques mobiles pour accéder aux popula­tions exclues, afin de leur apporter une assistance ra­pide et flexible. Les équipes mobiles de MSF travaillent en outre dans les volets paludisme, violences sexuelles, et planning familial.



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