› Elections 2018

Martin Fayulu : « Notre peuple a besoin de leaders que lui-même va choisir »

Martin Fayulu

Le candidat commun de la coalition Lamuka, réunissant sept leaders de l’opposition s’est présenté ce dimanche 11 novembre 2018à l’Hôtel Warwick.

A 62 ans, Martin fayulu s’est présenté pour la première fois devant la presse : « Je remercie le peuple congolais. Je ne suis qu’un porte-parole. Le porte-parole de ce combat pour la liberté et la démocratie que nous avons engagé depuis des années. Nous sommes à l’aboutissement. Je suis convaincu qu’avec votre aide, l’aide de Dieu, l’aide de nos partenaires nous allons arriver au résultat final, c’est à dire rendre notre pays réellement démocratique, libre et réellement indépendant », a-t-il dit. A côté d’autres leaders de l’opposition et Alan Doss, président de la Fondation Kofi Annan, Fayulu s’est présenté en défenseur des élections crédibles. « Ensemble, nous mènerons ce combat pour des élections démocratiques, inclusives, transparentes et apaisées. Notre peuple a besoin de leaders que lui-même va choisir. Le peuple a besoin de leaders qui vont l’amener au développement, à la prospérité et nous sept nous sommes engagés à réaliser cette œuvre », a-t-il ajouté.

Dans le communiqué final sanctionnant la fin des travaux de l’opposition à Genève, la coalition Lamuka a également insisté sur la qualité des élections à venir. Si les conditions ci-haut énumérées ne sont pas réunies, elle dit qu’elle appellera le peuple à s’assumer dans le cadre de l’article 64 de la constitution pour éviter toute « parodie d’élection ».

 

 « Je suis un homme de résultats »

 « Je suis un homme de résultats. Je me donne des objectifs très élevés. J’ai de l’expérience. J’ai travaillé pour la société ExxonMobil. Je suis un leader avéré. J’ai travaillé aux USA, en Europe et dans 7 pays africains », a-t-il répondu à la presse. Il a mis en avant également son expérience sur la scène politique. « Je suis dans ce combat depuis une trentaine d’années. J’ai participé à la marche des chrétiens. J’ai participé à la Conférence Nationale Souveraineté. J’étais souvent aux côtés d’Etienne Tshisekedi et d’autres leaders », a-t-il ajouté. S’il n’y a pas élection, il faudra tirer les conséquences. « S’il n’y a pas élection, il faudra savoir à qui la faute ? La CENI élaboré un calendrier qui prévoit trois élections le 23 décembre. S’il n’y a pas élection, il faut tirer les conséquences. Le mandat de Kabila qui a été prolongé est terminé », a-t-il déclaré répondant à une question d’un journaliste.

Il a une fois de plus exclu l’éventualité d’un boycott des élections. « Le boycott n’est pas envisagé. Nous allons mener un combat pour que cette machine qui est illégale soit mise de côté », a-t-il ajouté. Martin Fayulu se range dans l’aile dure de l’opposition qui ne transige pas sur la question des électeurs enrôlés sans empreintes digitales et celle de la machine à voter. Il est également parmi les défenseurs d’une transition sans Kabila.

 

 

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