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Maroc: nouvelle manifestation des enseignants « contractuels »

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Plusieurs milliers d’enseignants marocains dits « contractuels » ont de nouveau manifesté jeudi à Rabat pour protester contre la « répression » dont ils disent avoir été victimes la veille, a constaté un journaliste de l’AFP.

Scotch sur la bouche ou bandage couvrant la tête, ces enseignants du secteur public ont défilé dans les rues de la capitale marocaine, dans une marche « silencieuse » qui s’est déroulée sans incident.

La veille, une manifestation rassemblant des milliers de protestataires qui réclament le statut de fonctionnaire au sein du ministère de l’Education avait été dispersée par les forces de l’ordre.

Les enseignants, venus de plusieurs villes du pays, comptaient camper devant le Parlement, nouvel épisode dans le conflit qui les oppose au ministère de l’Education.

« Plus de 70 enseignants ont été hospitalisés avec des blessures à des degrés divers, notamment après avoir reçu des coups de matraques », a déclaré à l’AFP Othmane Zouirech, un responsable de la coordination des enseignants.

Les manifestants ont été « pourchassés jusqu’au petit matin », a-t-il poursuivi, dénonçant une « approche sécuritaire qui ne fait qu’envenimer la situation ».

Les « contractuels » ont lancé début mars un mouvement de grève accompagné d’importantes manifestations, qui se déroulent généralement sans incidents. Il y a cependant déjà eu deux cas de dispersion musclée, le 23 mars et le 20 février.

Le mouvement concerne 55.000 enseignants recrutés dès 2016 sur la base de contrats à durée déterminée (CDD) puis intégrés au sein des Académies régionales.

Mi-avril, après une première rencontre avec le ministère, des représentants des enseignants grévistes avaient annoncé la suspension de la grève.

Mais « certains » n' »ont pas respecté les engagements pris par leurs représentants » et n’ont pas rejoint les classes, a accusé mardi le ministère de l’Education qui refuse de poursuivre le dialogue tant que tous les grévistes n’auront pas repris le travail. Une réunion prévue mardi a de ce fait été annulée.

Les enseignants, eux, reprochent au ministère de ne pas vouloir céder sur leur principale revendication, à savoir obtenir un statut de fonctionnaire au sein du ministère.

« Le dialogue est au point mort », a dit à l’AFP Othmane Zouirech.

Quelque 300.000 élèves ont pâti des absences des enseignants, selon un récent bilan officiel.

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