Politique › Actualité

Machine à voter : Haley s’oppose, Nangaa argumente

Le processus électoral avance ou fait du ‘‘trompe l’œil’’ sur un tapis roulant ? Plusieurs congolais se posent, en effet, cette question au vu des pressions diplomatiques que subit le pays  alors que le calendrier a déjà été publié. Mais également à cause de l’influence de l’Eglise catholique, devenue aujourd’hui la principale opposition du régime de Kabila, qui est déterminée à changer l’histoire de la RD. Congo.

Lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations-Unies sur la République Démocratique du Congo à laquelle le patron de la centrale électorale congolaise, Corneille Nangaa a pris part, Nikki Haley, l’ambassadrice des Etats-Unis qui a effectuée une visite en RDC au mois d’octobre, a soulevé quelques point essentiels liés au tournant électoral et au pouvoir en place. S’attaquant tout d’abord à la réalité de la situation politique, humanitaire et sociale qui s’aggrave au jour le jour et dont le peuple congolais est victime, Nikki Haley a demandé au Gouvernement congolais de s’assurer réellement du vécu de son peuple. Elle réitère ainsi le soutiens de son pays à l’unification du pays et à parfaire le chemin de la transition pacifique. Elle estime, pour sa part, que le Gouvernement doit jouer véritablement son rôle pour mettre un terme aux poursuites des différents politiques et à garantir les droits de réunion pacifique et la liberté d’expression.

Le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous sans distinction. Tel est le combat que mène à longueur de journée les Nations-Unies. Par des répressions sanglantes lors des manifestations publiques, les Etats-Unis montrent un grand mécontentement par rapport à cela.

Elle rejette, néanmoins, l’idée ingénieuse de Corneille Nangaa concernant la machine à voter. Tout simplement parce que ce système de vote qui n’a jamais été utilisé en RD. Congo, va être testé pour la première fois lors d’une élection cruciale. Et ceci constitue un risque énorme. Ici, les USA soupçonnent un probable  terrain miné que cache cette machine à voter. ‘’Les États-Unis n’ont pas envie de soutenir un système de vote électronique‘’, a-t-elle affirmé. Le Conseil de sécurité des Nations-Unies entend travailler de mèche avec son organe, la Monusco et les responsables régionaux pour faire respecter le calendrier électoral, la Constitution mais également l’Accord du 31 décembre 2016.

Les USA tiennent, cependant, au respect des engagements de chaque partie prenante pour aboutir aux élections crédibles et démocratique dans l’unique intérêt des congolais eux-mêmes.

Corneille Nangaa, pour sa part, estime que sans la machine à voter les coûts des élections seront beaucoup plus élevé et que les celles-ci ne pourront pas se réaliser dans les délais. Pendant que l’émissaire de Donald Trump préconise le recours à des bulletins papier pour éviter toute sorte de doute et de contestation sur les résultats, le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante s’obstine à vouloir utiliser un système électronique de vote pour les scrutins présidentiel, législatif et provincial le 23 décembre 2018. Selon lui, en effet, dans le cas où l’on recourait aux bulletins papier, les élections pourraient probablement être organisées en juillet 2019.



Bon plan
Publié le 26.02.2020

Monument à la gloire des soldats congolais

C'est un mémorial érigé en l'honneur des soldats congolais. Il y a trois soldats représentés sur ce monument. Ce sont trois hommes de plus ou…

Lire la suite
Recevez toute l’actualité

Inscrivez-vous à la Newsletter du Journal de Kinshasa et recevez gratuitement toute l’actualité

Agenda
  • Il n'y a aucun évènements à venir.
Voir tout l’agenda
Retour en haut