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L’opposition en RDC rejette le calendrier électoral publié par la CENI

Le président du plus vieux parti de l’opposition congolaise, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et leader de la plateforme le « Rassemblement » de l’opposition, Félix Tshisekedi

Il n’y a que la Majorité présidentielle qui approuve le calendrier publié par la CENI et qui appelle à sa mise en œuvre.

Même si la déclaration conjointe des principales forces politiques de l’opposition se fait attendre, la plupart des opposants congolais ont réagi chacun de son côté pour, dans l’ensemble, rejeter le calendrier électoral publié dimanche par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et fixant la présidentielle et les législatives nationales et provinciales au dimanche 23 décembre 2018.

Le président du plus vieux parti de l’opposition congolaise, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et leader de la plateforme le « Rassemblement » de l’opposition, Félix Tshisekedi, a écrit à ce propos sur son compte twitter : « peu importe la CENI. Son calendrier sonnera le glas de ce régime malfaisant. Préparez-vous, Congolais, l’heure est venue de chasser Joseph Kabila ».

Pour sa part, Moise Katumbi, opposant vivant en exil et candidat déclaré à la prochaine présidentielle, estime que l’échéancier fixé par la CENI est un « calendrier fantaisiste» qui veut «prolonger l’instabilité » dans le pays. Même son de cloche de la part de son porte-parole sur place au pays, Olivier Kamitatu, qui écrit également sur son compte twitter que ce calendrier est « une pure provocation et une insulte à l’intelligence ».

Un autre opposant, le député national Delly Sesanga et son parti politique « l’Envol », rejettent aussi le calendrier de la CENI et proposent l’élaboration d’un « document alternatif » sous l’égide de l’ONU. « Ce calendrier réaliste devrait être celui qui fixe les élections au mois de juillet 2018 et qu’on puisse scinder les élections en commençant par la présidentielle », estiment Delly Sesanga et son parti.

Un autre député de l’opposition, Martin Fayulu, trouve que le calendrier de la CENI est un « non-événement » et appelle la population à appliquer l’article 64 de la constitution qui stipule que « tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution. Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la nation et l’État. Elle est punie conformément à la loi. »

Du côté de la société civile, Jonas Tshiombela, coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), estime que le calendrier électoral publié par la CENI est « une provocation et un déni de réalité » et appelle à l’élaboration d’un « calendrier alternatif » pour la présidentielle en juin 2018.

De son côté, le mouvement citoyen la Lutte pour le changement (LUCHA) estime que la « CENI n’a pas de volonté d’organiser les élections», appellant d’ores et déjà à des manifestations à partir du 15 novembre 2017 pour exiger l’alternance politique en RD Congo.

Enfin, il n’y a que la Majorité présidentielle qui approuve le calendrier publié par la CENI et qui appelle à sa mise en œuvre.



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