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Libération du père Sébastien Yebo embarqué par la police samedi 03 février

Le Père passionniste Sébastien Yebo de la paroisse Saint-Robert a été libéré.

Le Père passionniste Sébastien Yebo de la paroisse Saint-Robert, avait été embarqué samedi 03 février après avoir célébré la messe matinale.

Le prêtre catholique passionniste, Sébastien Yebo, a été relâché dans la soirée du samedi 03 février 2018. Ce prêtre catholique avait été enlevé le même samedi matin dans la commune de N’sele par les services de sécurité qui l’ont embarqué après la messe matinale à bord d’un véhicule de la police, selon les sources concordantes.

« Il a été libéré hier vers 19h. C’est le service de renseignement militaire (DEMIAP) qui l’avait arrêté (…) ils n’ont donné aucun motif », a déclaré Me Georges Kapiamba, coordonnateur de l’association congolaise pour l’accès à la Justice (ACAJ).

« Nous condamnons ces genres d’harcèlements qui s’organisent de plus en plus au milieu gouvernemental contre les églises, il faut que cela cesse », a ajouté Kapiamba dénonçant un « enlèvement punissable » par la loi.

Curé de la paroisse Saint-Robert, le père a été ramené vers 21 heures dans son couvent situé non loin de la paroisse, selon un membre du conseil paroissial joint dimanche par ACTUALITE.CD.

Il a été transporté par la MONUSCO  (Mission de l’ONU en RDC … Ndlr), selon la même source. Ce que la porte-parole de la mission, Florence Marchal également joint par ACTUALITE.CD a démenti reconnaissant toutefois que la Monusco a mené des « bons offices » pour sa libération.

De sources policières, le prêtre a été interpellé par le service de renseignements généraux pour un conflit foncier impliquant sa paroisse.

Cette interpellation considérée par l’épiscopat (CENCO) comme un « enlèvement » a eu lieu pendant que les relations entre les autorités congolaises et l’Eglise catholique locale sont tendues depuis les marches organisées fin 2017 par le Comité laïc de coordination (CLC).

Interdite par les autorités, ces marches avaient été violemment dispersées par la police avec un bilan de six morts, selon l’Eglise.

Le 21 janvier, une nouvelle mobilisation à l’appel du même comité a également été violemment dispersée par les forces de l’ordre. Bilan : sept morts. Jeudi, le Gouvernement congolais a mis en place une commission d’enquête mixte élargie à l’ONU et à la société civile pour recenser les violations « graves » des droits de l’homme lors de ces marches.



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